Améliorer la nutrition chez les jeunes enfants – Jharkhand
Titre du projet:
Amélioration de la nutrition dans la petite enfance et du bien-être des adolescents dans 17 villages majoritairement adivasis du district de West Singhbhum
Contexte :
Le projet est mis en œuvre dans 17 villages majoritairement adivasis du bloc de Khuntpani, dans le district de West Singhbhum, Jharkhand, Inde. Ces zones connaissent des niveaux alarmants de malnutrition infantile, des services de santé limités et des difficultés économiques. Les femmes supportent la charge du travail domestique, agricole et des soins.
Ce projet vise à améliorer le statut nutritionnel des enfants de moins de cinq ans, renforcer les capacités des adolescents à répondre aux défis de leur communauté, et promouvoir l’agriculture durable à travers la pratique du jardinage nutritif. Il repose sur une approche intégrée combinant éducation communautaire, crèches, mobilisation des jeunes et soutien aux petits exploitants agricoles.
Localisation :
Bloc de Khuntpani, district de West Singhbhum, Jharkhand, Inde
Objectifs principaux :
- Nutrition et développement de la petite enfance : Améliorer les pratiques nutritionnelles et les soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans.
- Autonomisation des jeunes : Renforcer la capacité d’action des adolescents à travers des activités éducatives et de leadership ;
- Agriculture durable : Promouvoir des pratiques agricoles durables et diversifiées au sein des familles vulnérables.


Activités clés :
- Gérer six crèches communautaires offrant repas quotidiens, stimulation cognitive et environnement sécurisé et sans fumée à 117 enfants de 6 mois à 3 ans.
- Organiser des réunions mensuelles d’apprentissage participatif (PLA) sur la santé maternelle et infantile, l’hygiène et la nutrition, avec la participation de 3 209 femmes dans 17 villages.
- Effectuer des visites à domicile et des conseils personnalisés auprès de 333 femmes enceintes pour améliorer la préparation à l’accouchement et les pratiques alimentaires.
- Mettre en œuvre quatre ateliers pour les jeunes et cinq journées thématiques sur l’égalité de genre, la santé mentale, l’environnement et la citoyenneté, impliquant 109 adolescents.
- Appuyer l’agriculture durable à travers la création de 15 jardins nutritionnels communautaires, l’installation de 5 pépinières et la distribution de semences pour 300 potagers familiaux.


Bénéficiaires directs :
3 000 à 3 500 personnes sur les trois années du projet — dont environ 2 000 femmes en âge de procréer, 1 250 enfants de moins de 5 ans, 216 adolescents et 85 petits exploitants agricoles.


Bénéficiaires indirects :
Environ 6 000 à 8 000 personnes touchées indirectement.
Résultats attendus :
- Réduction de 20 % des cas de malnutrition aiguë (SAM/MAM) chez les 0-5 ans
- 50 % des participantes aux PLA appliquent les apprentissages
- Implication des jeunes dans des actions communautaires
- 17,6 % des agriculteurs adoptent l’agriculture biologique


Résultats obtenus à ce jour :
En 2024, première année de mise en œuvre, le projet a permis d’enregistrer des avancées significatives tant en termes quantitatifs que qualitatifs dans les 17 villages majoritairement adivasis du bloc de Khuntpani, dans le district de West Singhbhum. Il a directement bénéficié à plus de 3 000 personnes, en particulier les femmes, les jeunes et les enfants de moins de cinq ans. Les principaux résultats sont les suivants :
Nutrition et petite enfance
- 6 crèches en fonctionnement ont offert un encadrement quotidien à 117 enfants, avec des repas chauds, des collations et des activités de développement adaptées à l’âge.
- L’environnement y est sécurisé, sans fumée, et stimulant sur le plan cognitif et social.
Renforcer des capacités communautaires
- 3 209 femmesont participé aux réunions mensuelles d’apprentissage participatif (PLA) consolidant leurs connaissances sur la santé maternelle, la nutrition, les soins néonatals et l’hygiène, avec un effet direct sur les pratiques à domicile.
Accompagnement périnatal
- 333 femmes enceintes ont bénéficié d’un suivi personnalisé à travers des visites à domicile, les aidant à mieux se préparer à l’accouchement, à adopter une alimentation équilibrée et à accéder aux services de santé locaux.
Engagement et Autonomisation des jeunes
- 109 adolescents ont pris part à des ateliers et à une visite d’échange axés sur le genre, la santé mentale, l’écologie et les valeurs constitutionnelles. Des journées thématiques ont également été célébrées pour renforcer leur engagement citoyen.
- 3 ateliers et 5 journées thématiques ont été organisés, ainsi qu’une visite d’exposition dans un autre État. Les jeunes ont mené des actions de sensibilisation, notamment par des pièces de théâtre de rue.
Soutien agricole et sécurité alimentaire
- 45 petits exploitants agricoles ont été accompagnés dans la création de jardins nutritionnels communautaires (15 jardins communautaires et 5 pépinières ont été mis en place)
- Plus de 300 foyers ont reçu des semences pour développer des potagers familiaux, favorisant une alimentation diversifiée et locale.
Pourquoi le projet Ekjut est important :
Le projet Ekjut contribue directement aux Objectifs de Développement Durable en luttant contre la malnutrition infantile (ODD 2), en promouvant la santé et le bien-être des enfants et des mères (ODD 3), en renforçant l’éducation et l’autonomisation des adolescentes (ODD 4), et en favorisant l’égalité entre les sexes (ODD 5). En combinant mobilisation communautaire, soins à la petite enfance et agriculture durable, le projet renforce la résilience des villages adivasis et favorise une amélioration équitable des conditions de vie.




Durée du projet :
Janvier 2024 – Décembre 2026
Budget 2024 – 2026 :
Budget total sur 3 ans : 151 660 €, dont 121 328 € (80 %) cofinancés par le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes (MAEE) et 30 332 € (20 %) financés par AEIN grâce à des fonds privés.
1€ collecté = 4€ supplémentaires cofinancés par le MAEE.
Partenaire local :
Ekjut est une ONG indienne reconnue pour son expertise en santé maternelle et infantile, autonomisation des adolescent·es et méthodes participatives. Depuis 2002, elle collabore avec des institutions de recherche telles que University College London et Johns Hopkins University. Ekjut ancre le projet dans les communautés locales via l’engagement d’acteurs de terrain pour un impact durable.



