

Dans les zones rurales du Népal, les jeunes grandissent souvent dans un contexte marqué par la pauvreté, les discriminations et le manque d’opportunités. C’est dans cet environnement que Sushil Sunar a grandi, confronté dès son plus jeune âge à des obstacles sociaux et économiques. Mais loin de se résigner, il a choisi un chemin de transformation et d’engagement.
Le premier tournant de son parcours a lieu lorsqu’il rejoint un club d’enfants et de jeunes soutenu par Navjyoti, partenaire de longue date d’AEIN au Népal. Ces clubs, véritables espaces de parole et d’apprentissage, ont permis à Sushil de découvrir ses droits, de développer sa confiance en lui et de s’exprimer sur les problématiques qui touchent sa communauté. Grâce aux activités proposées – ateliers de sensibilisation, pièces de théâtre de rue, discussions entre pairs – il s’éveille peu à peu à la citoyenneté et à l’action collective.
Fort de cette première expérience, Sushil décide d’aller plus loin. Il s’engage activement dans le projet ROYM EKATA – Youth Human Rights Defenders, une initiative soutenue par AEIN visant à renforcer les capacités des jeunes pour qu’ils deviennent des défenseurs des droits humains dans leurs communautés. À travers des formations approfondies sur les droits de l’enfant, la justice sociale, l’égalité de genre et les outils de plaidoyer, Sushil affine son engagement et prend pleinement conscience de son rôle d’acteur du changement.

Aujourd’hui, Sushil est un jeune leader reconnu au sein de son village. Il anime des discussions communautaires, organise des campagnes de sensibilisation, lutte contre les discriminations et défend les droits des enfants et des groupes marginalisés. Son implication inspire d’autres jeunes à s’engager à leur tour pour une société plus juste, inclusive et solidaire.
L’histoire de Sushil est une illustration concrète de l’impact des projets soutenus par AEIN. En misant sur la jeunesse, AEIN et ses partenaires contribuent à bâtir un avenir où chaque jeune, quel que soit son origine ou son statut, peut devenir un moteur de transformation sociale.
Ces derniers jours, des pluies torrentielles et la montée des eaux des rivières ont provoqué de graves inondations à Balasore et dans cinq autres districts de l’État d’Odisha, en Inde. Des villages entiers ont été submergés, des familles déplacées, et des communautés coupées de l’accès aux besoins de base. La rivière Subarnarekha a atteint des niveaux dangereux, menaçant à elle seule plus de 60 villages dans le bloc de Bhograi.

Le partenaire local d’Aide à l’Enfance de l’Inde et du Népal (AEIN), PECUC est en première ligne, travaillant sans relâche pour soutenir les familles touchées par cette crise. Une cellule de crise a été mise en place, une coordination avec les autorités locales est assurée, des cuisines communautaires sont opérationnelles, de l’eau potable est distribuée, et les foyers isolés sont atteints par bateau. Les enfants reçoivent du soutien psychologique et sont réconfortés face au traumatisme.

Mais les besoins ne cessent d’augmenter — et nous avons besoin de votre aide.
Avec votre soutien, nous souhaitons :
Fournir une alimentation nutritive à 500 enfants touchés par les inondations
Distribuer des kits de potagers à 1 000 femmes pour restaurer la sécurité alimentaire et la dignité dans les mois à venir
Chaque don sera directement destiné à fournir de la nourriture et un soutien à la relance pour les familles ayant tout perdu.

Agissez dès maintenant. Votre solidarité peut faire une réelle différence pour les enfants et les femmes confrontés à des difficultés extrêmes et au déplacement.
Faites un don dès aujourd’hui pour redonner espoir aux communautés touchées par les inondations en Odisha.
Communication « Inondations Odisha 2025 »:
CCPL IBAN LU03 1111 0367 5084 0000
BCEE IBAN LU53 0019 3055 2100 6000
ou via Payconiq :

Merci pour votre générosité !
Titre du projet :
EKATA : Campagne pour la Solidarité et la Promotion des Jeunes Défenseurs des Droits Humains
Contexte :
La province de Karnali, au Népal, est l’une des plus marginalisées du pays. Les jeunes issus de communautés Dalits, indigènes ou LGBTQI+ y font face à des violations de droits humains fréquentes, à l’exclusion sociale et à des conditions de vie précaires. Le projet EKATA répond à ces défis en construisant des réseaux de solidarité, en renforçant les compétences des jeunes défenseurs, et en soutenant leur reconnaissance institutionnelle.
Localisation :
Province de Karnali, Népal : Surkhet, Salyan, Rukum Ouest, Jajarkot, Dailekh, Kalikot, Jumla, Dolpa, Mugu, Humla
Objectifs principaux :


Activités clés :
Bénéficiaires directs :
Plus de 250 jeunes défenseurs issus de groupes marginalisés, notamment des femmes, des personnes dalits, LGBTQI, des personnes en situation de handicap, des défenseurs des droits fonciers et des survivants de conflits.

Bénéficiaires indirects :
Plus de 1 250 acteurs communautaires, organisations de la société civile, journalistes, et autorités locales.
Résultats attendus :
Résultats obtenus à ce jour :
Au cours de sa première année, le projet EKATA a directement bénéficié à 711 jeunes participants, dont 298 élus dans des alliances locales, et impliqué 142 parties prenantes dans le dialogue politique et communautaire. Parmi les réalisations notables figurent :
Ces résultats ont jeté des bases solides pour le renforcement des réseaux de plaidoyer dirigés par les jeunes, leur capacité accrue et leur reconnaissance dans le domaine des droits humains.

Pourquoi le projet EKATA est important :
Le projet EKATA répond à des enjeux critiques liés à la jeunesse, à la justice et à l’égalité dans la province du Karnali, en autonomisant les jeunes défenseurs marginalisés et en renforçant la solidarité communautaire. Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment les objectifs 5 (égalité des sexes), 16 (paix et justice), et 4 (éducation de qualité), le projet contribue de manière significative à réduire les inégalités, à promouvoir une gouvernance inclusive et à favoriser un changement social durable.



Durée du projet :
Janvier 2024 – Décembre 2026
Budget 2024 – 2026 :
Budget total sur 3 ans : 30 000€, dont 24 000€ (80%) cofinancés par le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes luxembourgeois (MAE), et 6 000€ (20%) financés par AEIN grâce aux dons privés.
Chaque euro collecté permet de lever 4 euros supplémentaires en cofinancement du MAE.
Partenaire local :
Rural Oriented Youth Movement (ROYM) Nepal
ONG népalaise œuvrant pour les droits des jeunes, la participation civique et le plaidoyer. ROYM possède une forte expertise locale et collabore avec des OSC, des élus et des institutions des droits humains dans toute la province du Karnali.
Titre du projet:
JIBIKA: Autonomisation socio-économique des femmes, Dalits et groupes ethniques dans le district de Dhading
Contexte :
Le projet JIBIKA est une initiative de trois ans visant à autonomiser les communautés marginalisées, en particulier les femmes, les Dalits et les groupes ethniques, dans les municipalités de Netrawati et Nilkantha, dans le district de Dhading, au Népal. Bien que situé à proximité de Katmandou, le nord rural de Dhading fait face à des défis socio-économiques persistants, notamment la pauvreté, des opportunités de revenus limitées, l’inégalité des genres et un manque d’accès à l’éducation et aux ressources. Ces défis touchent de manière disproportionnée les femmes, les Dalits et les minorités ethniques de la région. L’agriculture, principale source de subsistance, reste traditionnelle et peu productive, aggravant ainsi les difficultés économiques.
Le projet adopte une approche holistique pour autonomiser les femmes rurales, les Dalits et les communautés ethniques du district de Dhading en améliorant leurs opportunités économiques, leurs capacités de leadership et leur accès aux processus de prise de décision locale. Cette initiative transformative se concentre sur la construction de moyens de subsistance durables, la promotion de l’égalité des genres et le développement inclusif dans les municipalités ciblées.
Localisation :
Municipalités de Netrawati et Nilkantha, District de Dhading, province de Bagmati, Népal
Objectifs principaux :
Activités Clés :
Bénéficiaires directs :
2 467 individus, principalement des femmes rurales et des groupes marginalisés.

Bénéficiaires indirects :
Environ 20 000 membres de la communauté grâce à des conditions socio-économiques et une gouvernance améliorées.
Résultats attendus :
Résultats obtenus à ce jour :
Au cours de sa première année, le projet JIBIKA a touché 2 871 personnes (dont 2 192 femmes et 679 hommes), principalement des femmes rurales, des Dalits et des minorités ethniques dans les municipalités de Netrawati et Nilkantha, dans le district de Dhading. Les principaux résultats sont les suivants :
Renforcer les opportunités économiques




Accroître la participation à la prise de décision
Renforcer le plaidoyer et l’engagement communautaire des femmes
Renforcer les capacités des autorités locales
Pourquoi le projet JIBIKA est important :
Le projet JIBIKA s’attaque à des défis critiques dans les communautés rurales de Dhading, créant des opportunités pour des moyens de subsistance durables et donnant une voix aux populations marginalisées dans la gouvernance. Son alignement avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) assure un impact global en favorisant un développement équitable, en réduisant les inégalités et en promouvant l’égalité des genres.




Durée du projet :
Janvier 2024 – Décembre 2026
Budget 2024 – 2026 :
Budget total sur 3 ans : 212 300€, dont 169 800€ (80%) seront co-financés par le ministère des Affaires Étrangères et Européennes (MAE) luxembourgeois, et 42 500€ (20% part AEIN) en fonds privés à récolter.
Chaque euro collecté permet de lever 4 euros supplémentaires en cofinancement du MAE.
Partenaire local :
Rural Oriented Youth Movement (ROYM) Nepal
ROYM est une organisation locale de confiance fondée par des jeunes Népalais et possédant une vaste expérience dans l’autonomisation des communautés marginalisées. Avec une présence à Dhading et dans d’autres districts, ROYM a mis en œuvre des formations professionnelles, des programmes de mise en relation avec les marchés et le développement de coopératives pour augmenter les revenus des femmes, des Dalits et des groupes ethniques. Leur expertise éprouvée dans l’engagement communautaire et la collaboration avec les gouvernements locaux garantit des résultats de projet impactants et durables, ce qui en fait un partenaire fiable pour le projet JIBIKA.
Titre du projet :
Génération de Conscience, d’Appropriation et de Libération (GOAL) : contre les stéréotypes de genre préjudiciables et la violence basée sur le genre (VBG)
Contexte :
Le projet GOAL est mise en œuvre par Saathi dans les municipalités de Krishnapur et Shuklaphanta, district de Kanchanpur, au Népal. Il vise à combattre les normes sociales restrictives, les stéréotypes de genre préjudiciables et la prévalence de la violence basée sur le genre (VBG)., en particulier chez les Dalits, Janajatis, Tharus, et d’autres groupes historiquement marginalisés comme les Kamaiya et les Badis. Bien que des cadres juridiques existent, leur application reste limitée et la sensibilisation communautaire est faible. Ce projet combine prévention, renforcement des capacités et amélioration des services à travers des partenariats solides avec les autorités locales et les organisations communautaires.
Localisation :
Municipalités de Krishnapur et Shuklaphanta, district de Kanchanpur, province de Sudurpaschim, Népal
Objectifs principaux :




Activités clés :
Bénéficiaires directs :
2 350 femmes et filles, 100 leaders communautaires et modèles, 450 fonctionnaires et législateurs, 150 leaders localement élus, 600 hommes et garçons, 200 parents et enseignants, 300 survivantes et 300 jeunes scolarisés. Ces groupes diversifiés sont au cœur de nos efforts pour renforcer l’égalité des genres et lutter contre la violence basée sur le genre dans les communautés ciblées.


Bénéficiaires indirects :
Environ 10 000 personnes supplémentaires bénéficieront indirectement du projet, grâce à une meilleure sensibilisation communautaire, à des pratiques institutionnelles plus inclusives et à un accès accru aux services de protection et de soutien.
Résultats attendus :
Résultats obtenus à ce jour:
En 2024, le projet GOAL a accompli des avancées significatives en direction de ses objectifs, atteignant plus de 4 400 bénéficiaires directs. Parmi les réalisations notables figurent :
Ces résultats ont renforcé les mécanismes locaux en faveur de l’égalité de genre, autonomisé les femmes et les jeunes comme agents de changement, et posé les bases solides pour un plaidoyer communautaire durable et une responsabilisation institutionnelle face à la VBG.
Pourquoi le projet GOAL est important :
Le projet GOAL aborde des inégalités profondes et une violence basée sur le genre enracinée dans les zones rurales du Népal. En ciblant à la fois les niveaux communautaire et institutionnel, il favorise un changement culturel durable. Il contribue directement aux Objectifs de Développement Durable suivants :



Durée du projet :
Janvier 2024 – Décembre 2026
Budget 2024 – 2026 :
Budget total sur 3 ans : 105 518€, dont 87 932€ (80%) cofinancés par le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes luxembourgeois (MAE), et 17 586€ (20%) financés par AEIN grâce aux dons privés.
Chaque euro collecté permet de lever 4 euros supplémentaires en cofinancement du MAE.
Partenaire local :
Saathi
ONG népalaise de premier plan spécialisée dans l’égalité de genre et la prévention des violences basées sur le genre. Saathi collabore avec l’UNFPA et les autorités locales, mettant en œuvre des interventions à plusieurs niveaux. Elle se distingue par son expertise en mobilisation communautaire, plaidoyer juridique et accompagnement des survivantes, et est reconnue pour son rôle dans la transformation sociale à l’échelle locale et nationale.


E grousse Merci un de Kiwanis Esch-sur-Alzette fir hire generéisen Don vun 2000€ deen ons Direktesch, d’Françoise Binsfeld, de 7. Juli am Numm vun Aide à l’Enfance de l’Inde et du Népal (AEIN) entgéint geholl huet.
D’Sue kommen indesche Kanner am Jharkhand, Indien, ze gutt déi aktuell an de Mica Minnen schaffen, an eng Chance op eng Schoulausbildung kréien.


Nous avons le plaisir de vous présenter notre deuxième bulletin de l’année. Ces derniers mois ont été riches en rencontres, en transitions et en initiatives porteuses de sens.
Dans cette édition, nous revenons sur notre récente visite de terrain au Népal, marquée par des échanges forts et des avancées concrètes sur nos projets. En Inde, découvrez l’histoire de Sangeeta et Dhimi, deux adolescentes du Jharkhand qui ont échappé à la traite et retrouvé le chemin de l’école grâce à notre partenaire, la Savera Foundation. Nous partageons également les témoignages inspirants de nos bénévoles et les raisons qui les motivent à s’engager à nos côtés.
Depuis plusieurs années, la Fondation NIF soutient avec conviction AEIN en Inde et au Népal. Grâce à son cofinancement, trois projets majeurs sont actuellement menés pour défendre les droits des enfants, lutter contre la pauvreté et renforcer la résilience des communautés rurales face au changement climatique.
Soutenir AEIN en tant que fondation, c’est choisir un partenaire de confiance, engagé dans des projets concrets, durables et alignés sur vos priorités.
Nous vous invitons aussi à répondre à un court questionnaire, conçu pour mieux comprendre vos attentes en tant que donateurs et sympathisants.
Ce bulletin marque enfin une étape importante pour notre équipe : notre déménagement dans de nouveaux locaux, pensés pour mieux soutenir notre mission.
Et pour découvrir nos actions autrement, écoutez notre nouvelle série de podcasts.
Téléchargez la version PDF via le lien ci-dessous :
Faire une mission au Népal, comme ce fut le cas en mai cette année, c’est un peu comme rentrer chez soi. Ce sentiment familier renaît dans un regard, un sourire, ou les rires d’enfants dont on reconnaît les visages. On retrouve ces bénéficiaires aux histoires uniques, et l’on replonge dans ce patchwork de cultures et d’ethnies entre plaine du Teraï et montagnes himalayennes.
Le Népal émerveille par sa beauté : vallées suspendues, forêts de rhododendrons, sommets enneigés. Mais derrière cette splendeur se cache une réalité plus rude : routes impraticables, poussière omniprésente, glissements de terrain, trajets interrompus par un amas de pierres ou un chantier improvisé.


Un pays de contrastes, où la beauté se mêle à l’adversité, et où chaque rencontre devient une leçon d’humilité.
Une mission au rythme de la dignité et de la résilience
Après une heure de vol intérieur, j’atterris à Surkhet, au cœur du Mid-West népalais. Accueillie chaleureusement par notre partenaire de longue date, Navjyoti Center, je retrouve une équipe engagée, ancrée dans les réalités du terrain et attentive à chaque détail. Très vite, nous prenons la route vers le village de Parseni, où se déroule l’un de nos projets les plus prometteurs : la fourniture d’eau potable à grande échelle.
Sur ce chantier encore en cours, le réservoir est désormais achevé et les conduites d’eau commencent à dessiner le réseau qui alimentera l’ensemble du village. D’ici à peine deux mois, 573 foyers auront enfin accès à une eau propre et sûre. C’est un soulagement immense pour cette région régulièrement frappée par les sécheresses à répétition et les effets du changement climatique. L’eau ne représente pas seulement une ressource vitale : elle incarne aussi l’espoir, la résilience et la dignité retrouvée.


Le lendemain, je revisite l’un des camps de la communauté Raute, installée temporairement dans le district de Surkhet. Les Rautes sont le dernier groupe nomade du Népal, et leur mode de vie traditionnel reste profondément vulnérable. Pourtant, malgré les défis persistants, je constate des évolutions très encourageantes : l’accès à l’assainissement et à l’hygiène s’est considérablement amélioré, les femmes Raute sont mieux accompagnées dans leurs rôles parentaux, et la mortalité infantile a nettement reculé.


Les enfants Raute participent avec enthousiasme à des séances d’éducation informelle, surtout lorsqu’ils peuvent interagir avec des tablettes numériques grâce à l’application Magrid, qui rend l’apprentissage à la fois ludique et accessible à tous. Une belle illustration de ce que peut permettre un soutien respectueux et adapté aux réalités culturelles : des progrès visibles, même dans les contextes les plus isolés.
Je poursuis ma mission dans le district voisin de Kalikot, à l’école Chinari Aadharbhut de Kadachakra. Dans cette classe d’éducation préscolaire, l’impact du projet Aadhar, mené avec notre partenaire SOSEC Nepal, se ressent dès l’entrée : les coins lecture, jeux et apprentissage sont mieux organisés, les enseignants formés, et les jeunes enfants disposent désormais de matériels adaptés à leur âge.


Bien que les défis en matière d’éducation restent importants dans cette région isolée, les premières fondations d’un environnement scolaire stimulant sont là. L’éducation de qualité commence dès les premières années. Ensemble, nous la rendons possible.
À Jumla, prochaine étape de la mission, un nouveau projet de défense des droits de l’enfant vient d’être lancé avec SOSEC Nepal. Dans cette région montagneuse et isolée, des femmes et des enfants prennent la parole pour dénoncer les mariages précoces, le travail des enfants, la pratique du Chhaupadi et les violences liées au système des castes.
Par le théâtre de rue, les chants engagés et les échanges communautaires, ils transmettent des messages forts de dignité, d’espoir et de changement, prouvant que la transformation naît de l’intérieur, lorsqu’elle est accompagnée avec respect.


Après l’annulation de notre vol de Surkhet à Katmandou en raison du mauvais temps — une réalité fréquente dans les régions montagneuses du Népal —, nous avons eu la chance de pouvoir repartir le lendemain depuis Nepalgunj, à quelques heures de route.
La suite du périple, cette fois-ci accompagnée de ma collègue Tamara, nous mène dans la vallée de Katmandou, et plus précisément à Bhaktapur, où nous visitons une école gouvernementale soutenue par notre programme mis en œuvre par le partenaire CWAD. Ici, nous accompagnons des enfants marginalisés dans leur parcours scolaire, en leur fournissant du matériel éducatif de base — livres, uniformes, sacs, crayons.

La majorité de ces enfants viennent de familles rurales. Leurs parents les ont envoyés vivre chez des oncles ou tantes en ville, dans l’espoir qu’ils puissent bénéficier d’un enseignement de meilleure qualité. Leur résilience, malgré les ruptures familiales et les conditions souvent précaires, force le respect.
Toujours à Bhaktapur, nous rencontrons ensuite les membres d’un groupe de femmes dynamiques, qui ont lancé une petite activité de catering. Grâce à leur détermination et leur esprit d’initiative, elles préparent et vendent des plats traditionnels lors de festivals ou d’événements communautaires. Pour soutenir leur démarche, nous leur avons remis du matériel de cuisine, afin qu’elles puissent améliorer la qualité et l’efficacité de leur production.

Pour clôturer cette mission, nous nous rendons dans la municipalité rurale de Bethanchowk, durement frappée par des glissements de terrain et des inondations l’année dernière. C’est une région que je connais bien, que j’ai souvent visitée — mais cette fois-ci, je peine à la reconnaître.
Les routes ne sont encore que provisoires, les traces du désastre toujours visibles : amas de pierres, maisons effondrées, d’autres encore fragilisées, perchées sur des versants instables et menacées de s’écrouler à la prochaine mousson.
La rencontre avec les femmes de notre coopérative locale est profondément bouleversante. L’émotion est palpable. Toutes sont reconnaissantes d’être encore en vie, mais leurs visages portent encore la mémoire de jours d’une extrême violence — la peur, les pertes, l’incertitude.
Et pourtant, ce qui m’a le plus frappée, c’est leur résilience. Elles se battent chaque jour pour reconstruire, pour revivre, pour retrouver un semblant de normalité. Mais la peur ne les quitte pas. Le spectre d’une nouvelle catastrophe pèse sur elles, comme un nuage qui ne s’éloigne jamais vraiment.
Nous avons également visité avec notre partenaire ARD plusieurs écoles soutenues dans le cadre de notre aide d’urgence : certaines ont été rénovées, d’autres équipées en matériel scolaire, et des purificateurs d’eau ont été installés pour garantir un minimum de sécurité sanitaire. Dans les salles de classe, au milieu des enfants, un souffle d’espoir renaît doucement — fragile, mais bien réel.


Là où tout prend sens
Chaque mission au Népal me touche profondément. Aucune ne me laisse indifférente. Sur chaque sentier, dans chaque école, au détour d’un regard ou d’un témoignage, je retrouve la force tranquille des communautés que nous accompagnons. Et je retrouve aussi, à chaque fois, la motivation et l’énergie de poursuivre cette mission si essentielle.

Voir les résultats concrets de notre engagement, même dans les coins les plus reculés du pays, donne tout son sens à notre action. Les retours que nous recevons — sincères, positifs, souvent bouleversants — témoignent de l’impact réel de notre travail commun.
Cet impact, nous ne le construisons pas seuls. Chaque don, chaque heure de bénévolat, chaque geste de solidarité contribue à ces avancées visibles : un enfant qui apprend, une femme qui entreprend, une famille qui retrouve l’eau, une école qui rouvre.
Alors merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent. Continuons ensemble. Car tant qu’il restera des chemins à ouvrir, des voix à écouter et des liens à tisser, notre mission aura un sens.


Fin septembre, c’est en Inde que je continuerai cette mission, entourée de bénévoles et de membres de notre équipe, pour écouter et soutenir d’autres voix souvent oubliées.


Épisode 6 : Santé et nutrition – Lutter contre la malnutrition et améliorer l’accès aux soins
Dans ce nouvel épisode de Breaking the Chains, AEIN revient sur les défis liés à la malnutrition infantile dans certaines régions rurales et isolées de l’Inde. Malgré les efforts menés, de nombreuses familles rencontrent encore des difficultés pour accéder à une alimentation suffisante et à des soins de base, ce qui a des conséquences importantes sur la santé et le développement des enfants.
Selon l’Indice mondial de la faim 2024, l’Inde se situe au 105e rang sur 127 pays, avec près de 20 % des enfants de moins de cinq ans touchés par l’émaciation. L’épisode revient sur les causes principales de cette situation – pauvreté, migrations saisonnières, manque de services de santé – et sur les réponses apportées par les partenaires locaux d’AEIN.
En lien avec les communautés, ces initiatives renforcent la sensibilisation à la nutrition, facilitent l’accès aux soins, et contribuent à des solutions durables pour améliorer les conditions de vie.
Écoutez l’épisode en anglais :
Alors que l’année scolaire a débuté en Inde et au Népal, trop d’enfants restent encore en marge du système éducatif – faute de moyens. À travers nos projets avec SOSEC Nepal et PECUC en zones rurales et tribales, AEIN soutient activement l’accès à l’éducation pour les plus vulnérables : matériel scolaire, classes adaptées, soutien aux enfants handicapés.

Avec votre don, vous ouvrez la porte de l’école à un enfant. Ensemble, aidons-les à franchir ce premier pas vers un avenir meilleur.
Faites un don sur un des deux comptes suivants, avec la mention « Don Education 2025 »:
CCPL IBAN LU03 1111 0367 5084 0000
BCEE LU53 0019 3055 2100 6000
