Projets au Népal

Renforcement des droits des enfants – districts de Jumla et Surkhet

Titre du projet :

Renforcement des droits des enfants et des jeunes, amélioration de leur éducation et de la sécurité alimentaire globale dans 5 villages

Contexte :

Le projet BIHANI est mis en œuvre par SOSEC Nepal dans la province défavorisée du Karnali, ciblant les municipalités de Chandannath (Jumla) et Birendranagar (Surkhet). Cette région, l’une des plus défavorisées du Népal, est confrontée à des normes sociales profondément ancrées, à des opportunités économiques limitées et à un accès insuffisant à l’éducation et aux services essentiels. Malgré l’existence de cadres légaux protégeant les droits humains, leur faible mise en œuvre et un manque de sensibilisation continuent de mettre en péril les groupes vulnérables.

Le projet vise principalement à lutter contre des défis critiques tels que le mariage des enfants, l’abus de substances, le travail des enfants, la violence basée sur le genre (VBG), la traite des êtres humains, et le Chhaupadi (pratiques d’exclusion menstruelle).

Localisation  :

Province du Karnali, Népal : Municipalités de Chandannath (Jumla) et Birendranagar (Surkhet)

Objectifs principaux :

  1. Droits des enfants et des jeunes : S’assurer que les droits des enfants et des jeunes dans les zones ciblées sont renforcés par l’augmentation de la capacité institutionnelle.
  2. Éducation de qualité : Amélioration de la qualité de l’éducation dans les zones ciblées par le renforcement de la capacité institutionnelle.
  3. Sécurité alimentaire et soins : Amélioration de la sécurité alimentaire et des opportunités de subsistance dans les zones ciblées.

Activités clés :

  • Campagnes communautaires contre le mariage des enfants, le travail des enfants, la VBG et la toxicomanie
  • Formations pour enseignants, comités de gestion scolaire, femmes et jeunes sur les droits, le leadership et le plaidoyer
  • Soutien aux centres de la petite enfance et fourniture de matériels éducatifs
  • Formations professionnelles, jardins nutritionnels, dispositifs d’assistance pour enfants handicapés
  • Renforcement des capacités des comités locaux de protection et de droits des enfants

Bénéficiaires directs :

6 030 personnes, incluant 1 830 enfants, 700 femmes, et divers groupes communautaires.

Bénéficiaires indirects :

Environ 10 000 membres de la communauté touchés par les activités de sensibilisation et de coordination.

Résultats attendus :

  • Les enfants et les jeunes initient des actions pour le changement social
  • Amélioration de la rétention scolaire et de la qualité de l’éducation
  • Accès amélioré à une alimentation adaptée et à des soins de la petite enfance
  • Adoption de pratiques agricoles durables et de moyens de subsistance alternatifs

Résultats obtenus à ce jour  :

Au cours de l’année 2024, le projet BIHANI a contribué de manière significative aux groupes ciblés — enfants, femmes, jeunes, agriculteurs, enseignants, membres des comités de gestion scolaire (SMC), et prestataires de services au niveau des quartiers et des municipalités rurales (palikas) — à travers de nombreuses activités. Ces groupes ont été sensibilisés et formés sur leurs droits et responsabilités, particulièrement en ce qui concerne les problèmes sociaux. Les principaux résultats sont les suivants :

Droits des enfants et des jeunes

  • 294 enfants et 804 jeunes se sont engagés dans des actions de sensibilisation et de plaidoyer dans leurs communautés.
  • Des comités de droits de l’enfant et clubs de jeunes ont été renforcés, consolidant un mouvement local pour les droits.
  • Les municipalités de Chandannath et Birendranagar ont élaboré des plans contre le mariage des enfants et le travail des enfants.

Éducation de qualité

  • Augmentation de 6 % de l’inscription et de la rétention scolaire pour les enfants de 3 à 10 ans.
  • 250 enseignants et 10 comités de gestion scolaire ont été formés à la gouvernance éducative.
  • Distribution de matériel pédagogique dans 3 écoles ; 89 enfants vulnérables ont reçu un soutien éducatif, y compris des enfants en situation de handicap.

Nutrition et petite enfance

  • Amélioration de la diversité alimentaire et de la fréquence des repas pour 1 260 enfants âgés de 0 à 10 ans.
  • Les enfants ont désormais accès à un environnement plus favorable pour la petite enfance.

Moyens de subsistance durables

  • 82 petits agriculteurs ont été formés et appuyés pour cultiver des légumes et des cultures commerciales.
  • Des formations ont permis à des groupes de jeunes et de femmes de développer des activités génératrices de revenus (notamment la fabrication de bâtons d’encens).
  • Des femmes formées au leadership sont désormais actives dans leurs communautés et mènent des actions de plaidoyer.

Pourquoi ce projet BIHANI est important :

Le projet BIHANI répond directement aux Objectifs de Développement Durable en promouvant les droits des enfants et des jeunes, en renforçant l’accès à une éducation inclusive et de qualité (ODD 4), en améliorant l’égalité entre les sexes (ODD 5), et en soutenant la sécurité alimentaire à travers l’agriculture durable (ODD 2).

En combinant plaidoyer communautaire, renforcement institutionnel, accompagnement scolaire, appui nutritionnel et autonomisation économique, le projet agit sur les causes structurelles des inégalités et des violences dans la province du Karnali. Il favorise ainsi une transformation durable au sein des communautés marginalisées du Népal.

Durée du projet  :

Janvier 2024 – Décembre 2026

Budget 2024 – 2026 :

Budget total sur 3 ans : 238 880 €, dont 191 104 € (80 %) cofinancés par le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes (MAEE) et 47 776 € (20 %) financés par AEIN grâce à des fonds privés.

1€ collecté = 4€ supplémentaires cofinancés par le MAEE.

Partenaire local  :

SOSEC Nepalest une ONG communautaire expérimentée, axée sur les droits de l’enfant, l’égalité des sexes et le soutien aux moyens de subsistance. Active dans la province du Karnali, elle collabore avec les autorités locales pour mettre en œuvre des solutions inclusives et communautaires.

Transformation économique – districts de Rautahat, Mahottari et Sarlahi

Titre du projet :

Rupantaran: Créer un environnement favorable à la transformation socio-économique des communautés défavorisées

Contexte :

Le projet Rupantaran est une initiative de trois ans visant à autonomiser les communautés marginalisées, en particulier les femmes, les jeunes, les Dalits et les ménages sans terre, dans six municipalités situées dans les districts de Rautahat, Mahottari et Sarlahi, dans la province de Madhesh au Népal. Cette région se caractérise par une forte marginalisation des femmes, des jeunes et des minorités, notamment les Dalits. Les communautés y font face à des défis structurels profonds : pauvreté chronique, insécurité alimentaire, faibles opportunités économiques, discriminations sociales enracinées et faible participation des groupes marginalisés aux processus décisionnels locaux. L’agriculture reste la principale source de subsistance, mais elle demeure souvent traditionnelle et peu productive, ce qui limite la croissance économique et la résilience.

Le projet adopte une approche holistique visant à renforcer l’autonomisation économique, le leadership et la participation citoyenne des communautés marginalisées, tout en promouvant l’égalité des genres et une gouvernance inclusive. Grâce à des actions intégrées dans la formation professionnelle, l’agriculture collective, la sensibilisation à la justice sociale et l’engagement auprès des autorités locales, Rupantaran cherche à développer des moyens de subsistance durables, à promouvoir le leadership féminin et à favoriser une transformation socio-économique équitable dans les municipalités ciblées.

Localisation :

Province de Madhesh, Népal — districts de Rautahat, Mahottari et Sarlahi ; municipalités : Gujara, Brindawan, Brahmapuri, Kabilashi, Bardibas, et Bhangaha.

Objectifs principaux :

  1. Autonomisation économique : Améliorer les moyens de subsistance des femmes, des jeunes et des groupes marginalisés grâce à la formation professionnelle, au soutien à l’entrepreneuriat et à l’agriculture collective.
  2. Leadership et plaidoyer : Renforcer les capacités des groupes de femmes, des agriculteurs et des jeunes à participer à la gouvernance locale et à promouvoir les droits humains.
  3. Gouvernance inclusive : Accompagner les autorités locales dans l’adoption de politiques et de services sensibles au genre et socialement inclusifs.

Activités clés :

  • Offrir des formations professionnelles dans des métiers tels que la réparation de téléphones portables, la maintenance de motos, les services de beauté et l’artisanat.
  • Soutenir l’agriculture collective grâce à la création de groupes d’agriculteurs, à la location de terres et à l’amélioration des systèmes d’irrigation.
  • Mener des sessions de sensibilisation sur les violences basées sur le genre, les pratiques néfastes et la justice sociale.
  • Organiser des formations aux compétences de vie et en leadership pour les femmes et les groupes marginalisés.
  • Collaborer avec les autorités locales pour renforcer la planification et les politiques inclusives et sensibles au genre.

Bénéficiaires directs :

6 000 personnes issues de communautés marginalisées (femmes, jeunes, Dalits, ménages sans terre, responsables locaux).

Bénéficiaires indirects :

Environ 30 000 membres de la communauté bénéficiant de moyens de subsistance améliorés, de l’autonomisation des femmes et d’une gouvernance renforcée.

Résultats attendus :

  • Amélioration du statut socio-économique et du niveau de revenu pour 60 % des bénéficiaires.
  • Participation accrue des femmes au leadership communautaire et à la prise de décision.
  • Adoption par les autorités locales de politiques inclusives et sensibles au genre.

Résultats obtenus à ce jour :

En 2024, première année de mise en œuvre, le projet Rupantaran a touché 2 174 personnes, avec un fort accent sur les femmes issues de milieux marginalisés, y compris les Dalits, les jeunes et les ménages sans terre. Les principaux résultats sont les suivants :

Renforcer les opportunités économiques

  • 177 personnes (majoritairement des femmes, Dalits et groupes marginalisés) ont suivi 6 formations professionnelles (maraîchage, élevage, culture des agrumes, gingembre).
  • 25 participant·e·s formé·e·s à l’entrepreneuriat ; 20 plans d’affaires développés, 17 entreprises lancées.
  • 180 agriculteurs ont reçu des intrants agricoles ; 10 agriculteurs ont bénéficié de chèvres Boer ; 1 175 orangers plantés dans 52 foyers.
  • 215 personnes formées à la littératie financière ; 22 groupes d’épargne et de crédit créés, avec plus de 380 000 NPR mobilisés.

Renforcer les capacités collectives et le leadership communautaire

  • 38 groupes communautaires actifs (femmes, jeunes, agriculteurs) établis dans les zones cibles.
  • 56 sessions d’orientation sur les VBG, le mariage précoce, les droits humains, la santé reproductive et l’agriculture durable, ayant réuni 545 participants.
  • 7 formations aux compétences de vie et à la parentalité dispensées ; 3 nouveaux groupes de mères créés à Mathiani ; 9 réunions communautaires organisées.

Accroître la participation citoyenne et le dialogue local

  • 5 réunions de coordination avec les municipalités, impliquant 114 représentants locaux sur les politiques inclusives et la planification sensible au genre.
  • 3 sessions de soutien à la participation des femmes au processus municipal de planification en 7 étapes.
  • 3 grandes campagnes publiques : Journée de l’hygiène menstruelle, Journée internationale de la jeunesse et 16 jours d’activisme contre les VBG, mobilisant plus de 1 000 personnes.

Renforcer la collaboration avec les gouvernements locaux

  • Implication active des autorités locales dans le renforcement des capacités et le dialogue politique.
  • Initiatives conjointes et sessions de planification pour intégrer le genre et l’inclusion dans les programmes municipaux.
  • Partenariats renforcés entre groupes communautaires et municipalités pour une gouvernance inclusive.

Pourquoi le projet Rupantaran est important :

Le projet Rupantaran contribue directement aux Objectifs de Développement Durable en réduisant la pauvreté (ODD 1), en promouvant l’égalité entre les sexes (ODD 5), en créant des emplois décents (ODD 8) et en réduisant les inégalités (ODD 10). En mettant l’accent sur le leadership féminin, la gouvernance inclusive et les moyens de subsistance durables, le projet renforce la résilience locale et favorise un développement équitable.

Durée du projet :

Janvier 2024 – Décembre 2026

Budget 2024 – 2026 :

Budget total sur 3 ans : 259 298 €, dont 207 438 € (80 %) cofinancés par le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes (MAEE) et 51 860 € (20 %) financés par AEIN grâce à des fonds privés.

1€ collecté = 4€ supplémentaires cofinancés par le MAEE.

Partenaire local :

Rural Oriented Youth Movement (ROYM) Nepal

ROYM est une organisation locale de confiance fondée par des jeunes Népalais et possédant une vaste expérience dans l’autonomisation des communautés marginalisées. Avec une présence dans plusieurs provinces, ROYM a mis en œuvre des formations professionnelles, des programmes de mise en relation avec les marchés et le développement de coopératives pour augmenter les revenus des femmes, des Dalits et des groupes ethniques. Leur expertise éprouvée dans l’engagement communautaire et la collaboration avec les gouvernements locaux garantit des résultats de projet impactants et durables, ce qui en fait un partenaire fiable pour le projet Rupantaran.

Campagne pour la solidarité et la promotion des jeunes défenseurs des droits humains, province de Karnali

Titre du projet :

EKATA : Campagne pour la Solidarité et la Promotion des Jeunes Défenseurs des Droits Humains

Contexte :

La province de Karnali, au Népal, est l’une des plus marginalisées du pays. Les jeunes issus de communautés Dalits, indigènes ou LGBTQI+ y font face à des violations de droits humains fréquentes, à l’exclusion sociale et à des conditions de vie précaires. Le projet EKATA répond à ces défis en construisant des réseaux de solidarité, en renforçant les compétences des jeunes défenseurs, et en soutenant leur reconnaissance institutionnelle.

Localisation :

Province de Karnali, Népal : Surkhet, Salyan, Rukum Ouest, Jajarkot, Dailekh, Kalikot, Jumla, Dolpa, Mugu, Humla

Objectifs principaux :

  1. Mouvement de solidarité : Mise en place de réseaux locaux de jeunes défenseurs de moins de 30 ans
  2. Renforcement des capacités : Formation en plaidoyer, communication stratégique et sécurité holistique
  3. Dialogue intergénérationnel : Favoriser la diversité des perspectives entre jeunes et anciens défenseurs

Activités clés :

  • Cartographie et formation de réseaux dans les 10 districts
  • Organisation de 20 ateliers de formation
  • Création de groupes Facebook/Signal et d’une plateforme en ligne
  • Élaboration d’un manuel de formation à la sécurité holistique
  • Organisation de tables rondes avec les autorités élues

Bénéficiaires directs :

Plus de 250 jeunes défenseurs issus de groupes marginalisés, notamment des femmes, des personnes dalits, LGBTQI, des personnes en situation de handicap, des défenseurs des droits fonciers et des survivants de conflits.

Bénéficiaires indirects :

Plus de 1 250 acteurs communautaires, organisations de la société civile, journalistes, et autorités locales.

Résultats attendus :

  • Reconnaissance et autonomisation des jeunes marginalisés grâce à leur inclusion active dans les réseaux de défense des droits humains.
  • Création d’un modèle durable de solidarité entre jeunes défenseurs reposant sur des outils, ressources et stratégies partagés.
  • Plaidoyer communautaire efficace influençant les politiques locales et provinciales.
  • Développement d’environnements sûrs, participatifs et inclusifs pour le militantisme des jeunes.
  • Capacité accrue des jeunes défenseurs à documenter et réagir face aux violations des droits humains.

Résultats obtenus à ce jour :

Au cours de sa première année, le projet EKATA a directement bénéficié à 711 jeunes participants, dont 298 élus dans des alliances locales, et impliqué 142 parties prenantes dans le dialogue politique et communautaire. Parmi les réalisations notables figurent :

  • Formation de réseaux de jeunes défenseurs des droits humains (YHRDs) dans les 10 districts, impliquant 711 jeunes participants et l’élection de 298 membres dans les réseaux locaux
  • Organisation de 10 ateliers de cartographie et 10 ateliers de formation des réseaux
  • Création de plateformes numériques sécurisées, y compris des groupes Facebook et Signal, facilitant les échanges entre défenseurs
  • Développement d’une plateforme en ligne pour la solidarité et le partage de ressources sur les droits humains
  • Conception de supports de formation sur la sécurité holistique (sécurité physique, numérique, psychosociale et organisationnelle)
  • Organisation de 4 tables rondes entre YHRDs et représentants gouvernementaux élus, avec 142 participants au total
  • Promotion du dialogue intergénérationnel et de la diversité dans la défense des droits humains
  • Sensibilisation accrue via des campagnes locales, des événements commémoratifs (Journée des Droits Humains, 16 jours d’activisme contre la VBG, etc.) et une participation active au mouvement pour la justice climatique

Ces résultats ont jeté des bases solides pour le renforcement des réseaux de plaidoyer dirigés par les jeunes, leur capacité accrue et leur reconnaissance dans le domaine des droits humains.

Pourquoi le projet EKATA est important :

Le projet EKATA répond à des enjeux critiques liés à la jeunesse, à la justice et à l’égalité dans la province du Karnali, en autonomisant les jeunes défenseurs marginalisés et en renforçant la solidarité communautaire. Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment les objectifs 5 (égalité des sexes), 16 (paix et justice), et 4 (éducation de qualité), le projet contribue de manière significative à réduire les inégalités, à promouvoir une gouvernance inclusive et à favoriser un changement social durable.

Durée du projet :

Janvier 2024 – Décembre 2026

Budget 2024 – 2026 :

Budget total sur 3 ans : 30 000€, dont 24 000€ (80%) cofinancés par le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes luxembourgeois (MAE), et 6 000€ (20%) financés par AEIN grâce aux dons privés.

Chaque euro collecté permet de lever 4 euros supplémentaires en cofinancement du MAE.

Partenaire local :

Rural Oriented Youth Movement (ROYM) Nepal

ONG népalaise œuvrant pour les droits des jeunes, la participation civique et le plaidoyer. ROYM possède une forte expertise locale et collabore avec des OSC, des élus et des institutions des droits humains dans toute la province du Karnali.

Autonomisation socio-économique des femmes – district de Dhading

Titre du projet:

JIBIKA: Autonomisation socio-économique des femmes, Dalits et groupes ethniques dans le district de Dhading

Contexte :

Le projet JIBIKA est une initiative de trois ans visant à autonomiser les communautés marginalisées, en particulier les femmes, les Dalits et les groupes ethniques, dans les municipalités de Netrawati et Nilkantha, dans le district de Dhading, au Népal. Bien que situé à proximité de Katmandou, le nord rural de Dhading fait face à des défis socio-économiques persistants, notamment la pauvreté, des opportunités de revenus limitées, l’inégalité des genres et un manque d’accès à l’éducation et aux ressources. Ces défis touchent de manière disproportionnée les femmes, les Dalits et les minorités ethniques de la région. L’agriculture, principale source de subsistance, reste traditionnelle et peu productive, aggravant ainsi les difficultés économiques.

Le projet adopte une approche holistique pour autonomiser les femmes rurales, les Dalits et les communautés ethniques du district de Dhading en améliorant leurs opportunités économiques, leurs capacités de leadership et leur accès aux processus de prise de décision locale. Cette initiative transformative se concentre sur la construction de moyens de subsistance durables, la promotion de l’égalité des genres et le développement inclusif dans les municipalités ciblées.

Localisation :

Municipalités de Netrawati et Nilkantha, District de Dhading, province de Bagmati, Népal

Objectifs principaux :

  1. Améliorer les opportunités économiques : Promouvoir des sources de revenus diversifiées pour réduire la dépendance à l’agriculture céréalière traditionnelle.
  2. Renforcer les capacités de leadership : Accroître la participation active des femmes, des Dalits et des groupes marginalisés à la gouvernance locale et aux affaires communautaires.
  3. Soutenir les collectifs féminins : Renforcer la capacité de plaidoyer et d’organisation des femmes rurales à travers des formations, des réseaux et des initiatives collectives.
  4. Renforcer les capacités des gouvernements locaux : Améliorer les capacités des autorités locales à répondre aux besoins et aux droits des femmes et des communautés marginalisées.

Activités Clés :

  • Fournir des formations professionnelles en maraîchage, élevage de volailles et cultures de rente.
  • Établir des coopératives de producteurs et des liens avec les marchés pour les bénéficiaires.
  • Organiser des ateliers de leadership et des programmes de mentorat pour les femmes leaders.
  • Initier des collaborations avec les gouvernements locaux pour concevoir des politiques sensibles au genre.

Bénéficiaires directs :

2 467 individus, principalement des femmes rurales et des groupes marginalisés.

Bénéficiaires indirects :

Environ 20 000 membres de la communauté grâce à des conditions socio-économiques et une gouvernance améliorées.

Résultats attendus :

  • Augmentation des revenus des ménages et réduction de la dépendance à l’agriculture traditionnelle.
  • Plus grande participation active des femmes et des groupes marginalisés dans la prise de décision et le plaidoyer.
  • Renforcement des organisations communautaires pour travailler collectivement à l’autonomisation sociale et économique.
  • Amélioration des capacités des responsables gouvernementaux locaux pour répondre aux besoins et droits des femmes rurales et des communautés marginalisées.

Résultats obtenus à ce jour :

Au cours de sa première année, le projet JIBIKA a touché 2 871 personnes (dont 2 192 femmes et 679 hommes), principalement des femmes rurales, des Dalits et des minorités ethniques dans les municipalités de Netrawati et Nilkantha, dans le district de Dhading. Les principaux résultats sont les suivants :

Renforcer les opportunités économiques

  • 177 personnes (majoritairement des femmes, Dalits et groupes marginalisés) ont suivi 6 formations professionnelles (maraîchage, élevage, culture des agrumes, gingembre).
  • 25 participant·e·s formé·e·s à l’entrepreneuriat ; 20 plans d’affaires développés, 17 entreprises lancées.
  • 180 agriculteurs ont reçu des intrants agricoles ; 10 agriculteurs ont bénéficié de chèvres Boer ; 1 175 orangers plantés dans 52 foyers.
  • 215 personnes formées à la littératie financière ; 22 groupes d’épargne et de crédit créés, avec plus de 380 000 NPR mobilisés.

Accroître la participation à la prise de décision

  • 419 femmes ont participé à des réunions de groupe trimestrielles sur les violences basées sur le genre (VBG), le leadership et les droits.
  • 95 femmes leaders en devenir ont été mentorées dans 2 programmes, avec l’accompagnement de 4 femmes leaders expérimentées.
  • 4 campagnes de plaidoyer et dialogues communautaires ont été organisés sur les droits du travail, la sécurité numérique, les VBG et la justice climatique.

Renforcer le plaidoyer et l’engagement communautaire des femmes

  • 231 femmes activement impliquées dans 4 collectifs/agences féminines.
  • 62 leaders et bénévoles formé·e·s en leadership et plaidoyer ; 1 réunion de suivi organisée.
  • 74 femmes rurales et 11 représentant·e·s locaux ont participé à des forums de dialogue avec les autorités locales.

Renforcer les capacités des autorités locales

  • 97 représentant·e·s des autorités locales et parties prenantes formé·e·s à la gouvernance sensible au genre.
  • 3 initiatives conjointes ont été lancées avec les autorités locales en collaboration avec les groupes de femmes.
  • Une enveloppe budgétaire de 700 000 NPR a été allouée par la municipalité de Nilkantha pour des programmes menés par des femmes.

Pourquoi le projet JIBIKA est important :

Le projet JIBIKA s’attaque à des défis critiques dans les communautés rurales de Dhading, créant des opportunités pour des moyens de subsistance durables et donnant une voix aux populations marginalisées dans la gouvernance. Son alignement avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) assure un impact global en favorisant un développement équitable, en réduisant les inégalités et en promouvant l’égalité des genres.

Durée du projet :

Janvier 2024 – Décembre 2026

Budget 2024 – 2026 :

Budget total sur 3 ans : 212 300€, dont 169 800€ (80%) seront co-financés par le ministère des Affaires Étrangères et Européennes (MAE) luxembourgeois, et 42 500€ (20% part AEIN) en fonds privés à récolter.

Chaque euro collecté permet de lever 4 euros supplémentaires en cofinancement du MAE.

Partenaire local :

Rural Oriented Youth Movement (ROYM) Nepal

ROYM est une organisation locale de confiance fondée par des jeunes Népalais et possédant une vaste expérience dans l’autonomisation des communautés marginalisées. Avec une présence à Dhading et dans d’autres districts, ROYM a mis en œuvre des formations professionnelles, des programmes de mise en relation avec les marchés et le développement de coopératives pour augmenter les revenus des femmes, des Dalits et des groupes ethniques. Leur expertise éprouvée dans l’engagement communautaire et la collaboration avec les gouvernements locaux garantit des résultats de projet impactants et durables, ce qui en fait un partenaire fiable pour le projet JIBIKA.

Lutte contre les stéréotypes de genre et la VBG – district de Kanchanpur

Titre du projet :

Génération de Conscience, d’Appropriation et de Libération (GOAL) : contre les stéréotypes de genre préjudiciables et la violence basée sur le genre (VBG)

Contexte :

Le projet GOAL est mise en œuvre par Saathi dans les municipalités de Krishnapur et Shuklaphanta, district de Kanchanpur, au Népal. Il vise à combattre les normes sociales restrictives, les stéréotypes de genre préjudiciables et la prévalence de la violence basée sur le genre (VBG)., en particulier chez les Dalits, Janajatis, Tharus, et d’autres groupes historiquement marginalisés comme les Kamaiya et les Badis. Bien que des cadres juridiques existent, leur application reste limitée et la sensibilisation communautaire est faible. Ce projet combine prévention, renforcement des capacités et amélioration des services à travers des partenariats solides avec les autorités locales et les organisations communautaires.

Localisation :

Municipalités de Krishnapur et Shuklaphanta, district de Kanchanpur, province de Sudurpaschim, Népal

Objectifs principaux :

  1. Renforcer la responsabilité : Renforcer la responsabilité des acteurs locaux et provinciaux pour prévenir et répondre à la violence basée sur le genre (VBG).
  2. Promouvoir l’égalité et l’inclusion : Promouvoir l’égalité des genres et l’inclusion sociale à travers l’éducation et le renforcement des capacités des communautés.

Activités clés :

  • Sessions de dialogue communautaire sur les stéréotypes de genre et la VBG.
  • Formations en autodéfense et sensibilisation à la cybersécurité pour les adolescentes.
  • Ateliers de renforcement des capacités pour les enseignants, comités judiciaires et élus locaux.
  • Mobilisation de modèles communautaires, y compris des leaders religieux et guérisseurs traditionnels.
  • Mise en place de groupes de surveillance de la VBG et services de soutien juridique et psychosocial pour les survivantes.
  • Diffusion de messages de sensibilisation via la radio, les festivals culturels et les réseaux sociaux.

Bénéficiaires directs :

2 350 femmes et filles, 100 leaders communautaires et modèles, 450 fonctionnaires et législateurs, 150 leaders localement élus, 600 hommes et garçons, 200 parents et enseignants, 300 survivantes et 300 jeunes scolarisés. Ces groupes diversifiés sont au cœur de nos efforts pour renforcer l’égalité des genres et lutter contre la violence basée sur le genre dans les communautés ciblées.

Bénéficiaires indirects :

Environ 10 000 personnes supplémentaires bénéficieront indirectement du projet, grâce à une meilleure sensibilisation communautaire, à des pratiques institutionnelles plus inclusives et à un accès accru aux services de protection et de soutien.

Résultats attendus :

  • Renforcement des politiques et pratiques sensibles au genre aux niveaux local et provincial.
  • Augmentation du signalement des cas de VBG et du soutien aux survivantes.
  • Inclusion et sécurité accrues pour les femmes et les filles dans les écoles et la vie publique.
  • Amélioration de l’accès et de la qualité des services essentiels pour les survivantes de VBG.

Résultats obtenus à ce jour:

En 2024, le projet GOAL a accompli des avancées significatives en direction de ses objectifs, atteignant plus de 4 400 bénéficiaires directs. Parmi les réalisations notables figurent :

  • 861 élèves sensibilisés à la cybersécurité, aux violences en ligne et aux relations respectueuses.
  • 650 filles formées à l’autodéfense pour renforcer leur sécurité personnelle.
  • 1 800 personnes touchées par des campagnes de sensibilisation.
  • 64 survivantes de VBG ont reçu un appui juridique, psychosocial et de réinsertion économique.
  • 42 élues femmes et membres Dalits de comités de quartier formées à la gouvernance inclusive.
  • 33 responsables locaux impliqués dans la révision des lois et politiques liées à la VBG.
  • 79 opérateurs de refuges et représentants d’OSC formés à l’amélioration des services pour survivantes.

Ces résultats ont renforcé les mécanismes locaux en faveur de l’égalité de genre, autonomisé les femmes et les jeunes comme agents de changement, et posé les bases solides pour un plaidoyer communautaire durable et une responsabilisation institutionnelle face à la VBG.

Pourquoi le projet GOAL est important :

Le projet GOAL aborde des inégalités profondes et une violence basée sur le genre enracinée dans les zones rurales du Népal. En ciblant à la fois les niveaux communautaire et institutionnel, il favorise un changement culturel durable. Il contribue directement aux Objectifs de Développement Durable suivants :

Durée du projet :

Janvier 2024 – Décembre 2026

Budget 2024 – 2026 :

Budget total sur 3 ans : 105 518€, dont 87 932€ (80%) cofinancés par le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes luxembourgeois (MAE), et 17 586€ (20%) financés par AEIN grâce aux dons privés.

Chaque euro collecté permet de lever 4 euros supplémentaires en cofinancement du MAE.

Partenaire local :

Saathi

ONG népalaise de premier plan spécialisée dans l’égalité de genre et la prévention des violences basées sur le genre. Saathi collabore avec l’UNFPA et les autorités locales, mettant en œuvre des interventions à plusieurs niveaux. Elle se distingue par son expertise en mobilisation communautaire, plaidoyer juridique et accompagnement des survivantes, et est reconnue pour son rôle dans la transformation sociale à l’échelle locale et nationale.

Fourniture d’eau potable Parseni – District de Surkhet

Contexte

Dans le district de Surkhet au Népal, les effets du changement climatique se manifestent par une grave pénurie d’eau. Les températures élevées et les précipitations irrégulières rendent la région particulièrement vulnérable. Majoritairement agricoles, les familles ne peuvent subvenir à leurs besoins que six mois par an, faute de terres et d’infrastructures d’irrigation. Ce manque de ressources et de perspectives pousse de nombreux habitants à migrer de manière précaire. Le développement de la région reste limité, exacerbant la pauvreté.

Le village de Parseni illustre cette crise : inondé durant la mousson et privé d’eau potable le reste de l’année, il subit de plein fouet les aléas climatiques. Les habitants doivent parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau, souvent au péril de leur santé. Le puits peu profond creusé localement ne suffit pas, et l’eau aspirée par des moyens rudimentaires est contaminée. Bien qu’un puits profond existe à l’école de Chandani Chauki, l’absence de pompe empêche son utilisation. La situation souligne l’urgence d’investissements durables dans l’accès à l’eau potable et la résilience des communautés rurales.

Objectif du projet

Réduction de 60% des maladies liées à la consommation d’eau potable.

Localisation du projet

Le projet est mis en œuvre dans le village de Parensi, situé dans le quartier N° 9 de la municipalité de Birendranagar, district de Surkhet, province de Karnali au Népal.

Bénéficiaires

Les bénéficiaires directs du projet sont 573 familles.

Le projet reconnaît et prend en compte les dynamiques de genre au sein de la communauté villageoise. Il vise à autonomiser les femmes en assurant leur participation active dans la planification et les processus de prise de décision du projet. Des installations d’eau sensibles au genre peuvent alléger la charge disproportionnée souvent imposée aux femmes et aux filles pour la collecte de l’eau, promouvant ainsi l’égalité des sexes.

Quoi?

Ce projet consiste à pomper l’eau d’un puit de 120m de profondeur vers un réservoir circulaire de 100m3 à construire à environ 150m en amont dans la colline. L’eau potable est ensuite amenée par gravité à travers 2 conduites vers 2 points d’eau dans le village.

Durée
janvier 2025 à décembre 2025

Pourquoi le projet PARSENI est important :

Le projet « Fourniture d’eau potable à Parseni » répond à des enjeux urgents liés à l’accès à l’eau, à la santé publique et à l’égalité du genre dans le district de Surkhet, en garantissant un approvisionnement sûr et durable en eau potable pour 573 familles. Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 3 (bonne santé et bien-être), 5 (égalité entre les sexes) et 6 (eau propre et assainissement), il contribue à réduire la pauvreté et les maladies hydriques, à alléger la charge de travail des femmes et des filles, et à renforcer la résilience des communautés rurales face aux effets du changement climatique.

Budget 2025

90’808.29€, dont 18’161.66 € part AEIN

1€ récolté = 4€ supplémentaires financés par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAE).

Partenaire
Navjyoti Center

*** Ce projet est réalisé avec le soutien de la Ville de Luxembourg, de la Commune de Beckerich et du Lions Club Luxembourg-Amitié ***

Renforcer la Résilience Climatique à Aamachhodingmo – district de Rasuwa

Objectif

L’objectif global du projet est d’améliorer la résilience des communautés face au changement climatique grâce à une gestion durable des ressources naturelles, à une agriculture intelligente face au climat et à la réduction des risques de catastrophes.

Localisation du projet

Le projet sera mis en oeuvre dans les trois localités Goljung (quartier 4), Gatlang (quartier 3) et Thulo Haku (quartier 1) de la municipalité rurale d’Aamachhodingmo, district de Rasuwa en province Bagmati au Népal.

Bénéficiaires

Les bénéficiaires directs sont 460 foyers issus de 3 quartiers, 52 ménages de bergers Chauri, 2 groupes de gestion forestière communautaire, ainsi que 460 femmes issues de 20 groupements de femmes. De plus, 148 élèves de 3 écoles seront également sensibilisés aux effets du changement climatique.

Activités

  • La séquestration du carbone sera augmentée par l’application de méthodes de gestion forestière durable, d’agroforesterie et de pratiques sylvopastorales grâce à la reforestation, à l’agroforesterie et au renforcement des capacités des groupes de gestion forestière communautaire. 16,25 hectares de forêt et de terres privées seront couverts par 11 000 plantes et 20 000 plantes fourragères grâce à des programmes de plantation.
  • L’adoption d’une approche climatique intelligente dans l’agriculture et l’élevage de Chauri constitue un autre aspect essentiel de notre projet. 200 femmes recevront une formation sur le jardinage biologique et la culture associée, la culture de légumes saisonniers et hors saison, l’agriculture commerciale de fruits, la gestion intégrée des ravageurs en agriculture, ainsi que la gestion du bétail pour les éleveurs de Chauri.
  • En outre, la conservation des sources d’eau, l’amélioration de la disponibilité de l’eau pendant les périodes de sécheresse, et le renforcement de l’efficacité de son utilisation viseront à atténuer les impacts de la pénurie d’eau et de l’incertitude causées par le climat.
  • 3 grands étangs naturels situés sur les pâturages des Chauris verront leur capacité accrue, améliorant ainsi la disponibilité en eau tout au long de l’année. Les 1100 Chauris appartenant à 52 éleveurs auront désormais un accès permanent à l’eau potable sur les terres de pâturage. 7 petits étangs de recharge naturelle d’une capacité totale de 525 m³ seront conservés pour augmenter la disponibilité en eau. Un petit canal d’irrigation, long de 2,5 km, sera rénové et restauré sur une distance de 160 mètres, et 22 hectares de terres seront consacrés à la culture du riz.
  • La résilience communautaire face aux catastrophes climatiques et naturelles sera renforcée par des formations et la mise en œuvre de pratiques de bio-ingénierie dans les zones sujettes aux glissements de terrain pour prévenir les incidents futurs

Pourquoi le projet RASUWA est important :

Le projet répond à des enjeux essentiels liés au climat, aux ressources naturelles et aux moyens de subsistance dans le district de Rasuwa, en améliorant la gestion durable des écosystèmes, en développant une agriculture intelligente face au climat et en renforçant la sécurité en eau. Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD)5 (égalité entre les sexes), 6 (eau propre et assainissement) et 13 (lutte contre les changements climatiques), il contribue à réduire la vulnérabilité des communautés, à protéger l’environnement et à promouvoir un développement inclusif et durable.

Budget 2024-2026

Le budget total sur 2 ans s’élève à 221.221 € dont 199.099 € sont financés par le Fonds Climat et Énergie géré par le Ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité (MECB) luxembourgeois. La part AEIN (10%) en fonds privés à récolter est de 22.122€.

Durée

1er août 2024 – 31 juillet 2026

Partenaire

Association for Rural Development (ARD)

*** Ce projet est réalisé avec le soutien de la Fondation NIF et Diddeleng Hëlleft ***

Alléviation de la pauvreté – district de Surkhet

Objectif du projet

Améliorer le statut socio-économique des femmes, des enfants et des jeunes dans 16 quartiers de la municipalité de Birendranagar, district de Surkhet, Népal.

Localisation du projet

Le projet est mis en œuvre dans 16 quartiers de la municipalité de Birendranagar dans le district de Surkhet, province de Karnali, au centre ouest du Népal.

Bénéficiaires directs :

Les bénéficiaires directs de ce projet sont des familles à faibles revenus, principalement des Dalits (intouchables), des Tharus (indigènes), ainsi que des groupes LGBTQI, des enfants sans parents, des décrocheurs scolaires, des personnes en situation de handicap et des migrants.

Au total 935 enfants, 100 adolescents, 550 femmes, 60 hommes et autres parties prenantes bénéficieront directement du projet.

Bénéficiaires indirects :

Environ 2940 personnes (p.ex. des responsables d’agences gouvernementales, etc.) sont des bénéficiaires indirects.

Activités

  • 3 formations avancées et 3 formations de compétences de base seront organisées pour 75 femmes et filles. Elles seront autonomisées à mener des activités génératrices de revenus en 3 ans grâce à la formation aux compétences de vie.
  • 250 femmes et hommes seront répartis dans 10 nouveaux groupements pour mener des activités de génération de revenus, de sensibilisation sociale et de promotion de la justice.
  • 2 formations de leadership de deux jours seront dispensées à 50 membres issus de 10 groupements.
  • 2 formations en agriculture seront organisées pour 50 femmes et hommes Ils seront ainsi habilités à cultiver des légumes, contribuant ainsi à leurs moyens de subsistance et à une meilleure nutrition.
  • 30 agriculteurs modèles seront soutenus pour la promotion de leurs entreprises avec des serres en plastique, un système d’irrigation goutte-à-goutte, le paillage, des engrais, des semences, etc., ainsi que des orientations sur les plans d’affaires.
  • 2 formations en élevage seront dispensées à 50 femmes et hommes. Ils seront autonomisés à pratiquer l’élevage pour leurs moyens de subsistance.
  • 30 agriculteurs modèles seront soutenus pour la promotion de leur entreprise avec l’amélioration des étables, l’élevage de chèvres/buffles/poulets et la gestion des fourrages, ainsi que des orientations sur les plans d’affaires.
  • Soutien partiel à la construction d’une salle pour le Tharu Organic Samudayik Homestay. La communauté Tharu sera encouragée à entreprendre des activités de génération de revenus et à promouvoir/protéger leur culture.
  • 26 groupements de femmes bénéficieront d’un soutien en fournitures de bureau telles que des registres, des stylos, des calculatrices, etc.
  • 105 personnes affectées par la violence bénéficieront d’un soulagement grâce à un soutien juridique et à des ateliers de sensibilisation.
  • 2 campagnes contre les éléments antisociaux seront organisées, auxquelles participeront 200 femmes et hommes afin de sensibiliser sur les éléments antisociaux et leur réduction.
  • 3 formations de compétences de vie et de sensibilisation seront soutenues pour 30 femmes détenues, telles que la couture, le tricot à la main, etc., ainsi que pour l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires.
  • 2 écoles sélectionnées seront soutenues chaque année pour les transformer en écoles modèles. Elles bénéficieront d’un soutien en matière d’enseignement, de matériel de jeux, d’installations sanitaires, de trousses de premiers soins, ainsi que de la construction/réparation de toilettes, de la réparation des bâtiments scolaires et de l’approvisionnement en eau selon leurs besoins. Ces écoles seront reconnues comme des écoles modèles dans les quartiers cibles à la fin de la troisième année.
  • Chaque année, 930 enfants sélectionnés appartenant à un club d’enfants, ainsi que ceux exposés aux catastrophes et ceux sans parents, seront soutenus avec des fournitures scolaires telles que des uniformes, des sacs, des cahiers, des stylos, des crayons, etc.
  • Une formation de renforcement des capacités destinée aux enseignants des écoles sera organisée en coordination avec le quartier et la municipalité. 20 enseignants participeront activement à la formation et seront motivés à fournir une éducation de qualité.
  • 30 activités parascolaires seront organisées dans 2 écoles sélectionnées avec le soutien de l’école. Grâce à ces activités parascolaires, les enfants développeront leurs capacités et seront motivés à suivre régulièrement leurs études.
  • 205 enfants seront impliqués dans 13 clubs d’enfants. Ils partageront leur rapport de progrès, leurs apprentissages, leurs défis, etc. lors de réunions mensuelles.
  • 60 personnes bénéficieront d’un soutien en médicaments et traitement d’urgence.
  • 150 femmes enceintes et allaitantes bénéficieront d’un soutien sous forme de paniers nutritionnels.
  • 2 centres d’accouchement seront soutenus avec des fournitures et du matériel.
  • En cas de catastrophes naturelles telles que des inondations, des glissements de terrain, des incendies de forêt, etc., 45 familles recevront un soutien en matériel d’urgence pour leur logement.
  • Un programme de plantation d’arbres sera organisé à Parseni en coordination avec le comité forestier local.

Pourquoi le projet est important :

Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 3 (bonne santé et bien-être), 4 (éducation de qualité), 5 (égalité entre les sexes), 8 (travail décent et croissance économique), 10 (inégalités réduites), il contribue à renforcer l’autonomie des bénéficiaires, à réduire les inégalités et à promouvoir un développement inclusif et durable.

Durée du projet :
Janvier 2024 à Décembre 2026

Budget total 2024 – 2026 :

210 000€, dont 168 000€ sont cofinancés par le Ministère des Affaires Etrangères, Direction de la coopération (MAEE), et 42 000€ (part AEIN) en fonds privés à récolter.

1€ récolté = 4€ supplémentaires cofinancés par le MAEE

Partenaire local :
Nepal Nazareth Society et Navjyoti Center

Renforcer la résilience aux inondations et aux effets du changement climatique – district de Saptari

Objectif principal :

Renforcer la résilience communautaire en promouvant des mesures d’adaptation et d’atténuation abordables et reproductibles contre le changement climatique, tout en sensibilisant 3500 villageois à prendre des actions.

Localisation :

Le projet sera mis en oeuvre dans le quartier 4 de la municipalité rurale de Tilathi Koiladi, district de Saptari en province Madesh Pradesh au Népal.

Bénéficiaires directs :

735 foyers composés de 3457 personnnes (1700 femmes et 1757 hommes).

Bénéficiaires indirects :

Les bénéficiaires indirects sont environ 6000 personnes.

Activités clés :

Le projet met en place un certain nombre d’actions d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, à savoir :

  • Des systèmes d’alerte précoce aux inondations seront implantés dans les villages, accompagnés de plans de gestion des catastrophes afin de mieux préparer les communautés locales aux dommages potentiels causés par les inondations
  • Des sessions de formation seront également offertes aux maçons locaux sur la construction de logements résistants aux inondations
  • Un total de 25 000 arbres sera planté le long des rives de la rivière et sur des terrains tant communs que privés afin de renforcer la protection contre les dommages causés par les inondations
  • Les pratiques de conservation de l’eau résilientes au climat seront encouragées dans les villages en prolongeant la disponibilité de l’eau de 6 mois pendant la saison de sécheresse
  • L’agriculture et l’élevage de bétail adoptant une approche climatique intelligente constituent d’autres aspects intégrants de ce projet
  • La réduction des émissions de carbone sera réalisée par le déploiement de cuisinières alternatives et la mise en place de installations de biogaz
  • Des plans d’adaptation locaux et communautaires seront élaborés en coordination avec la municipalité rurale et les parties prenantes locales.

Pourquoi le projet Saptari est important :

Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 6 (eau propre et assainissement), 7 (énergie propre et d’un coût abordable) et 13 (lutte contre les changements climatiques), ce projet protège 735 foyers contre les inondations, renforce la gestion durable des ressources naturelles et réduit les émissions de carbone grâce à des actions d’adaptation et d’atténuation reproductibles.

Durée du projet :

septembre 2023 à août 2026

Budget 2023-2026

Le budget total sur 3 ans (période septembre 2023 – août 2026) s’élève à 331.397 €, dont 299.915€ sont financés par le fonds climat et énergie du ministère luxembourgeois de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité (MECB), et 31.483€ sont financés par la Fondation Mangrove, sous l’égide de la Fondation de Luxembourg.

Partenaire

Rural Oriented Youth Movement Nepal (ROYM)

*** Ce projet est réalisé avec le soutien de la Fondation Mangrove, sous l’égide de la Fondation de Luxembourg ***

Assurer l’accès à la justice pour les femmes et les filles, districts de Kailali et Bhaktapur

Titre du projet :

Assurer l’accès à la justice pour l’autonomisation et le renforcement des capacités des communautés marginalisées

Contexte :

Le projet CWAD est une initiative de trois ans visant à renforcer l’accès à la justice et à autonomiser les femmes et filles marginalisées des municipalités de Godawari, Dhangadhi (district de Kailali) et Suryabinayak (district de Bhaktapur) au Népal. Ces régions sont confrontées à d’importants défis liés aux violences basées sur le genre (VBG), aux discriminations, à l’accès limité aux documents juridiques essentiels et à la faible participation des femmes aux processus décisionnels locaux. La persistance des normes patriarcales et des capacités institutionnelles insuffisantes aggrave ces problèmes, freinant ainsi un développement social et économique durable.

Le projet vise à renforcer l’autonomie juridique, économique et sociale des femmes et filles marginalisées, à améliorer la résilience communautaire et à établir des partenariats durables avec les autorités locales afin de garantir des politiques et pratiques sensibles au genre.

Localisation :

District de Kailali (municipalités de Godawari et Dhangadhi) et district de Bhaktapur (municipalité de Suryabinayak), Népal.

Objectifs principaux :

  • Autonomisation économique et sociale : Promouvoir l’indépendance économique et l’autonomisation sociale des femmes à travers des formations transformatives et un soutien aux activités génératrices de revenus.
  • Autonomisation juridique : Accroître la sensibilisation et faciliter l’accès à la justice pour les femmes marginalisées et survivantes de VBG par la formation juridique et l’appui à l’obtention de documents légaux.
  • Renforcement des capacités institutionnelles : Consolider les institutions et réseaux locaux pour une réponse plus efficace aux violences basées sur le genre et à la discrimination.

Activités clés :

  • Formations en autonomisation juridique pour les femmes marginalisées et les leaders communautaires.
  • Campagnes facilitant l’accès aux documents juridiques essentiels (certificats de citoyenneté, mariage, naissance).
  • Mise en place et soutien des groupes locaux de femmes « championnes du changement ».
  • Coordination avec les comités judiciaires municipaux pour une gouvernance sensible au genre.
  • Ateliers d’autonomisation économique et initiatives de subsistance.

Bénéficiaires directs :

Environ 3 500 personnes, dont des femmes marginalisées, enfants, leaders communautaires et autorités locales.

Bénéficiaires indirects :

8 000 à 10 000 membres des communautés, grâce à une sensibilisation sociale accrue, des pratiques institutionnelles améliorées et des réseaux communautaires renforcés.

Résultats attendus :

  • Une meilleure sensibilisation juridique et une réduction de la vulnérabilité aux VBG.
  • Renforcement des capacités des institutions locales à répondre efficacement aux problématiques de droits et justice des femmes.
  • Renforcement du leadership féminin et des opportunités économiques.
  • Une budgétisation et des politiques municipales davantage sensibles au genre.

Résultats obtenus à ce jour :

Au cours de sa première année, le projet a directement bénéficié à 945 personnes, incluant 715 femmes marginalisées, 50 enfants vulnérables ayant reçu un soutien éducatif et 180 acteurs locaux formés à la gouvernance sensible au genre. Parmi les réalisations notables figurent :

  • 188 femmes marginalisées formées sur leurs droits légaux et l’accès aux ressources publiques.
  • 43 femmes leaders et membres de comités judiciaires formées en médiation et plaidoyer.
  • Obtention et soutien juridique pour 71 documents essentiels d’identité.
  • Prise en charge effective et soutien apporté à 61 cas documentés de violences basées sur le genre.
  • Établissement de cinq groupes de femmes actifs comme défenseurs communautaires.

Ces résultats montrent des progrès clairs vers les objectifs d’autonomisation, de justice et de transformation sociale du projet.

Pourquoi le projet CWAD est important :

Le projet CWAD aborde des problématiques critiques liées au genre et à l’accès à la justice à Kailali et Bhaktapur, contribuant à l’autonomisation des femmes marginalisées et au renforcement de la résilience communautaire. Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment les objectifs 5 (égalité entre les sexes) et 16 (accès à la justice), ce projet contribue significativement à la réduction des inégalités, à l’amélioration de l’accès à la justice et au développement inclusif des communautés.

Durée du projet :

Janvier 2024 – Décembre 2026

Budget 2024 – 2026 :

Budget total sur 3 ans : 240 000€, dont 192 000€ (80%) cofinancés par le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes luxembourgeois (MAE), et 48 000€ (20%) financés par AEIN grâce aux dons privés.

Chaque euro collecté permet de lever 4 euros supplémentaires en cofinancement du MAE.

Partenaire local :

Centre for Women’s Awareness and Development (CWAD)

CWAD est une ONG népalaise reconnue, disposant d’une vaste expérience en autonomisation juridique, en plaidoyer pour les droits des femmes et en développement de politiques sensibles au genre. Elle entretient des partenariats solides avec les gouvernements locaux et les organisations communautaires dans les districts de Kailali et Bhaktapur, garantissant ainsi des résultats durables et efficaces. CWAD collabore aussi stratégiquement avec des partenaires internationaux tels que CARE USA, pour renforcer les initiatives de plaidoyer et de renforcement des capacités sur l’égalité des genres et la prévention des VBG. Son expertise est reconnue à travers sa participation active aux plateformes internationales comme AWID et CSW, faisant de CWAD un partenaire fiable, influent et compétent pour ce projet.

Projet d’éducation/formation professionnelle, de génération de revenus et de santé – district de Dailekh

Objectif du projet

Les enfants, les femmes et les jeunes de la municipalité rurale de Thatikandh sont autonomisés (« empowered ») en accédant à une éducation et à des services de santé de qualité et à des moyens de subsistance améliorés.

Localisation du projet

Le projet se déroule dans la municipalité rurale de Thatikandh, district de Dailek, au Népal. Cette région compte parmi les plus reculées et les moins développées du Népal.

Bénéficiaires

Les bénéficiaires directs sont quelques 5000 élèves de 42 écoles, 200 paysans, 975 jeunes et femmes bénéficiant des activités génératrices de revenus. En outre, environ 1’900 habitants (hommes, femmes et enfants) bénéficieront des services du centre de santé communautaire.

Comme bénéficiaires potentiels indirects on peut considérer 1650 personnes (p.ex. des responsables d’agences gouvernementales etc.).

Activités

Volet éducation:

  • 10 écoles et centres de développement de la petite enfance seront soutenus avec du matériel pédagogique et des tapis, bénéficiant à 500 élèves ;
  • 5 écoles seront rénovées bénéficiant à 250 élèves ;
  • 17 associations de parents d’élèves seront créées et mobilisées ;
  • 30 ateliers seront organisés sur le plan d’amélioration d’écoles pour les directeurs, les membres des comités scolaires et les membres d’associations de parents d’élèves ;
  • 34 clubs d’enfants seront formés et mobilisés ;
  • évaluation des compétences en mathématiques et lecture dans les écoles primaires, en collaboration avec la cellule éducation de la municipalité rurale;
  • élaboration et mise en œuvre de 17 plans d’apprentissage centrés sur l’enfance dans les centres de développement de la petite enfance ;
  • organisation de formations pour les enseignants sur les techniques d’apprentissage adaptées aux enfants ;
  • 9 écoles reçoivent du matériel pédagogique bénéficiant à 405 élèves ;
  • 175 coins d’apprentissage seront créés dans les salles de classes et dans les maisons d’élèves bénéficiant à 2675 élèves ;
  • 7 formations sur les compétences parentales positives seront organisées pour 175 parents ;
  • création de 5 groupements de parents et de 3 groupements de mères pour contribuer à la scolarisation et à la rétention des enfants ;
  • 16 groupes de ressources d’enseignants seront créés et mobilisés et 32 ​​événements de partage de bonnes pratiques d’apprentissage seront organisés ;
  • 9 formations à la gestion d’école seront organisées pour 99 personnes. Les participants joueront un rôle dans la gestion de l’école. 9 écoles auront des systèmes de gestion et des plans de développement appropriés ;
  • 2 campagnes de scolarisation d’enfants seront organisées en coordination avec la cellule éducation de la municipalité rurale ;
  • 6 interactions seront organisées entre parents et enseignants pour la gouvernance de l’école. 9 écoles auront un système de gouvernance approprié ;
  • Elaboration et révision de plans d’amélioration de 39 écoles. 21 écoles mettront en œuvre ces plans d’amélioration de leurs écoles ;

Volet génération de revenus:

  • 5 réunions de coordination seront organisées avec les responsables de la municipalité rurale et d’autres autorités gouvernementales. 50 agriculteurs et entrepreneurs recevront un soutien financier des autorités ;
  • 4 formations sur l’entrepreneuriats seront organisées pour 60 personnes. Les participants développeront leurs connaissances sur les différentes possibilités d’entrepreneuriat ;
  • 8 formations seront organisées sur les cultures maraîchères de saison et hors saison pour 160 personnes ;
  • 5 réunions seront organisées avec les gestionnaires d’une coopérative et des entrepreneurs. 40 entrepreneurs recevront un prêt de la coopérative pour démarrer leurs entreprises ;
  • 200 paysans recevront un soutien technique et financier pour augmenter leurs moyens de subsistance ;
  • Soutien financier à une coopérative pour augmenter les membres de 150 ;
  • 4 formations seront organisées en ‘Integrated Pest Management’ pour 100 paysans ;
  • 4 formations seront organisées pour 100 paysans pour mettre en place un potager dans leur foyer. Les membres de leur famille mangeront au moins 5 variétés de légumes nutritionnels ;
  • 1 formation sur le renforcement des capacités institutionnelles et l’élaboration d’un plan d’affaire pour les gestionnaires de la coopérative locale ;
  • 2 formations sur l’élaboration de plans d’affaires seront organisées pour 80 entrepreneurs ;
  • évaluation du marché pour identifier les domaines de compétences nécessaires sur le marché (plomberie, câblage, opérateur de pelle, réparation de Gsm etc.)
  • élaboration du curriculum et sélection de 40 stagiaires pour l’entrepreneuriat ;
  • formation professionnelle pour entrepreneur

Volet santé:

  • développement de matériel d’information pour la sensibilisation à la santé prénatale et néonatale, la santé reproductive des femmes, l’hygiène menstruelle, etc.
  • campagne de sensibilisation pour 500 femmes sur la santé reproductive des femmes ;
  • soins préventifs et dépistage précoce du prolapsus utérin, du cancer du sein et du col de l’utérus pour 200 personnes ;
  • formation des agents de santé locaux à donner des services de qualité aux patients ;
  • coordination avec la municipalité rurale pour mettre en place des plans, programmes et budgets spécifiques à la santé des femmes ;
  • soutien à la formation et matériel à 4 centres de naissance ;
  • soutien aux 5 centres de santé locaux avec du matériel ;
  • sensibilisation et promotion de l’hygiène personnelle et de la santé mentale chez les adolescentes ;
  • 6 sessions conjointes (famille, filles, enseignants) de promotion de la santé sur le site de 6 écoles ;
  • construction de 4 toilettes pour les filles dans une école ;
  • camps de dépistage sanitaire pour les élèves de la petite enfance dans les écoles, axés sur les carences en micronutriments et l’infestation par les vers ;
  • assurer et soutenir l’eau potable et l’assainissement dans les écoles cibles ;
  • organiser 15 séances de sensibilisation sur le harcèlement, la violence et l’intimidation ;
  • élaborer une liste de contrôle de santé dans chaque école et améliorer l’environnement de santé scolaire conformément à la liste de contrôle ;
  • coordonner avec la municipalité rurale pour mettre des serviettes hygiéniques à disposition dans 39 écoles.

Pourquoi le projet Sahakarya est important :

Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 3 (bonne santé et bien-être), 4 (éducation de qualité) et 8 (travail décent et croissance économique), ce projet améliore l’accès à une éducation de qualité, développe les compétences professionnelles, renforce les moyens de subsistance et promeut la santé dans l’une des régions les plus reculées du Népal, bénéficiant directement à des milliers d’enfants, de femmes et de paysans.

Budget 2024 – 2026 :

313 350€ dont 62 670€ (part AEIN) en fonds privés à récolter

1€ récolté = 4€ supplémentaires cofinancés par le Ministère des Affaires Etrangères, Direction de la coopération

Durée du projet :

Janvier 2024 à Décembre 2026

Partenaire local :

SOSEC Nepal

*** Ce projet est réalisé avec le soutien de la Fondation Mosaïque, abritée sous l’égide de la Fondation de Luxembourg, de la Commune de Walferdange, Fraen a Mammen Schëtter, et Schëtter Hëlleft ***

Transition vers des « Climate Smart Villages » – Kavrepalanchowk – Phase II

Objectif

L’objectif du projet est d’assurer la transition des villages cibles vers des « Climate Smart Villages » et de sécuriser les moyens d’existence des communautés pauvres dans le district de Kavre. Le changement climatique touche particulièrement ces populations, à savoir sécheresse prononcée et les effets allant de pair : perte de productivité des terres, mortalité du bétail, pénurie en eau, déforestation et surutilisation des ressources naturelles.

Où?

Le programme se déroule dans la municipalité rurale de Bethanchowk, district de Kavrepalanchowk en province Bagmati au Népal.

Qui?

Les bénéficiaires directs du projet sont 471 foyers composés de 1’234 femmes et 1’201 hommes, dont 313 enfants, et issus de communautés éthniques telles que les Tamang, Magar et les Newar.

Quoi?

Le projet met en place un certain nombre d’actions d’adaptation et d’atténuation du changement climatique, s’inscrivant dans 5 domaines d’intervention principaux, à savoir :

  • « climate smart agriculture » (analyse du sol, jardins potager, production horticoles “hors saison”, aboriculture, promotion de pesticides et engrais bio, cultivation de fourrages (herbes et arbres à fourrage) pour l’alimentation animale, construction d’étables à bétail à faible émission, fosses fumières et compostières)
  • “climate smart water” (mise en place de structures pour la collecte d’eau pluviale, techniques d’irrigation, réhabilitation d’une source d’eau naturelle)
  • «climate smart forests » (pépinière forestière, programmes de plantation d’arbres, plantes médicinales)
  • « climate smart energy » (installation de petites stations à biogaz, triage des ordures)
  • « climate smart knowledge » (formation et renforcement des capacités dans le domaine du changement climatique et des domaines susmentionnés)

Le principal résultat du projet sera la mise en place de deux « Climate Smart Villages » officiellement reconnus par le gouvernement du Népal, servant de villages modèles. En outre, le projet mènera à la préparation de deux plans d’action d’adaptation locale visant à assurer la viabilité à long terme et l’intensification des activités du projet.

Pourquoi le projet « Transition vers des Climate Smart Villages – Kavrepalanchowk – Phase II » est important :

Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 1 (pas de pauvreté), 2 (faim « zéro »), 6 (eau propre et assainissement), 7 (énergie propre et d’un coût abordable), 12 (consommation et production responsables), 13 (lutte contre les changements climatiques) et 15 (vie terrestre), ce projet soutient la transition de villages vers des modèles « intelligents face au climat », en améliorant la gestion de l’eau, en développant une agriculture durable, en promouvant les énergies renouvelables et en protégeant les forêts, afin de sécuriser les moyens de subsistance des communautés les plus vulnérables.

Budget 2022-2026

Le budget total sur 4 ans s’élève à 437.038 € dont 393.334 € sont financés par le fonds climat et énergie. La part AEIN (10%) en fonds privés à récolter est de 43.704€.

Durée

avril 2022 à janvier 2026

Partenaire

“Association for Rural Development” (ARD), Kavre

*** Ce projet est réalisé avec le soutien de la commune de Beckerich ***

Promotion des droits – Dailekh et Kalikot

Objectif

Rendre possible un développement durable, en améliorant la condition des femmes, des enfants et des adolescents dans les districts cibles

Où?

Le programme se déroule dans la municipalité de Narayan (village de Bindhyabasini) et dans les municipalités rurales de Mahabu (villages de Badakhola et Bansi) et de Bahairabi (villages de Rawatkot, Badlamjee, Bhairikalikathum et Kushapani), du district de Dailekh, et dans la municipalité rurale de Palata et au siège administratif du district, Manma, du district de Kalikot, province de Karnali. Cette région compte parmi les plus reculées et les moins développées du Népal.   

Qui?

Les bénéficiaires directs de ces activités sont quelque 1’910 enfants, 2’845 femmes, 1’567 adolescents et 4’110 autres parties prenantes (parents, enseignants, membres du comité de gestion scolaire, etc.)

Les bénéficiaires indirects du programme au niveau des districts sont quelques 46’000 femmes, 4’0’100 adolescents, 36’000 enfants, les agences gouvernementales, les conseils communaux, les postes de police, les centre de santé, les organisations locales ainsi que les écoles.  

Quoi?

  • volet enfants : création de groupement
    d’enfants, organisation d’un forum des enfants au niveau du district, distribution
    de matériel éducatif aux centres d’éducation préscolaire, création de coin de lecture
    pour enfants et distribution de livres, formation pour les comités scolaires et
    les associations de parents d’élèves sur la protection des enfants,  service d’assistance téléphonique pour
    enfants, refuge d’urgence pour les enfants maltraités, distribution de matériel
    d’information sur le mariage des enfants, le travail des enfants, le système Chhaupadi
    et la violence contre les enfants et les femmes, formation pour les institutrices
    sur la fabrication de serviettes hygiéniques, célébration de journées
    internationales ;
  
  • volet jeunes :  formation de
    groupements de jeunes et de réseaux de jeunes, organisation d’un forum de jeunes
    au niveau du district, sessions d’information sur les droits des jeunes et la
    migration sans danger, interaction avec les gouvernements locaux pour réduire
    la migration, préparation d’un plan de business pour les jeunes fermiers, formation
    sur la création d’entreprises et assistance financière, formation des jeunes
    fermiers à la culture semi-professionnelle de produits maraichers, célébration
    de journées internationales, organisation de séances de théâtre au niveau
    communautaire ;
  • volet femmes:  formation de groupements et de réseaux de femmes et de coopératives, formation sur le leadership, organisation d’un forum de femmes au niveau du district, formation sur la création d’entreprises et assistance financière, formation des femmes fermiers à la culture semi-professionnelle de produits maraichers, préparation d’un plan de business pour les femmes fermiers, mise en place d’une série d’infrastructures pour créer des revenus durables aux femmes comme l’installation de serres, la mise en place de systèmes d’irrigation, mise en place et exploitation d’une structure de refuge pour les femmes, programme d’information et de lobbying contre la violence contre les femmes et des jeunes filles, célébration de journées internationales

Pourquoi le projet « Promotion des droits – Dailekh et Kalikot » est important :

Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 1 (pas de pauvreté), 3 (bonne santé et bien-être), 4 (éducation de qualité), 5 (égalité entre les sexes), 8 (travail décent et croissance économique), 10 (inégalités réduites) et 16 (paix, justice et institutions efficaces), ce projet renforce les droits et l’autonomie des femmes, des enfants et des jeunes dans certaines des régions les plus reculées du Népal. Il soutient l’accès à l’éducation, développe les moyens de subsistance, lutte contre les violences basées sur le genre et promeut la participation active aux instances décisionnelles locales pour un développement durable et inclusif.

Budget 2021 – 2023

288 001.55€ dont 57 600.31€ (part AEIN) en fonds privés à récolter

1€ récolté = 4€ supplémentaires cofinancés par le Ministère des Affaires Etrangères, Direction de la coopération

Durée

janvier 2021 à décembre 2023

Partenaire

SOSEC Nepal, Site internet: http://sosec.org.np/np/

*** Projet réalisé avec le support de la KPMG Luxembourg Foundation ***

Préserver la culture des Raute – Népal

Contexte

Les Raute sont un groupe ethnique d’indigènes nomades officiellement reconnu par le gouvernement du Népal. Traditionnellement, les membres de cette communauté refusent toute éducation formelle, la pratique de l’agriculture et l’élevage d’animaux, ainsi que la construction de logements permanents. Habitant dans la forêt de la région du centre-ouest du Népal, ils changent de campement toutes les six à huit semaines. Les Raute se nomment eux-mêmes ‘les rois de la forêt’ et prétendent appartenir à une haute caste royale hindoue. Mais contrairement aux pratiques hindouistes, les Raute enterrent leurs morts et chassent les singes dans la forêt pour manger leur viande.

Les Raute ne comptent aujourd’hui plus que 142 membres. Depuis des années, leur nombre est décroissant en raison de conditions de vie insalubres, d’un accès de plus en plus restreint à la forêt, du changement climatique et des opportunités économiques limitées. Le troc de bols en bois confectionnés par les hommes Raute contre des céréales fournis par la communauté locale est leur principale activité d’échange économique.

Objectif du projet

Préserver la culture Raute à travers l’amélioration de la santé, l’éducation informelle et la promotion de leur entrepreneuriat traditionnel

Bénéficiaires

Les activités du projet ciblent directement 142 hommes, femmes et enfants issus de 40 foyers de la communauté Raute.

Localisation du projet

Le programme se déroule dans la province de Karnali. Cette région compte parmi les plus reculées et les moins développées du Népal.

Activités

  • organisation d’activités d’éducation informelle, organisation de sessions de jeux hebdomadaires pour les enfants, organisation d’un concours de dessin et de jeux, création de matériel didactique, organisation de réunions mensuelles avec les parents, organisation de sessions d’information sur l’hygiène, la culture, etc., célébration des journées internationale et nationale de l’enfance, publication des études de cas
  • organisation de camps de santé et de sessions d’information sur l’hygiène personnelle, la nutrition, etc., soutien d’urgence en matière de santé, distribution de compléments nutritifs aux enfants et aux mères, organisation de sessions d’information pour les mères sur l’allaitement des bébés
  • organisation de session de coaching pour améliorer leurs activités génératrices de revenu, organisation d’expositions dans différentes villes au Népal pour promouvoir leur artisanat

Pourquoi le projet « Préserver la culture des Raute – Népal » est important :

Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 1 (pas de pauvreté), 3 (bonne santé et bien-être), 4 (éducation de qualité), 8 (travail décent et croissance économique) et 10 (inégalités réduites), ce projet protège l’identité culturelle unique du peuple Raute tout en améliorant leur santé, en offrant une éducation informelle adaptée et en renforçant leurs activités artisanales traditionnelles. Il contribue ainsi à préserver un patrimoine vivant menacé tout en favorisant l’inclusion sociale et la résilience économique de cette communauté nomade.

Budget 2024 – 2026

211 000€ dont 42 200€ (part AEIN) en fonds privés à récolter

1€ récolté = 4€ supplémentaires cofinancés par le Ministère des Affaires Etrangères, Direction de la coopération

Durée

janvier 2024 à décembre 2026

Partenaire

SOSEC Nepal, Site internet: http://sosec.org.np/np/

Article sur le projet

Vidéo sur le projet

The Last Nomads of Nepal – The Raute: https://www.youtube.com/watch?v=ObcRxS6DpwU

Développement d’un système éducatif de qualité – Kavrepalanchowk

Objectif

Développer un système éducatif de qualité et améliorer les droits des enfants, femmes et adolescents.

Localisation du projet

Le programme se déroule dans la municipalité rurale de Bethanchowk et dans la municipalité de Panauti, district de Kavrepalanchok (Kavre), province de Bagmati, au Népal.

Bénéficiaires

Les bénéficiaires du programme sont parmi les personnes les plus vulnérables de la société népalaise, à savoir, pour ce projet, les enfants, les adolescents, les femmes (surtout les femmes seules), les groupes ethniques, les dalits (autrefois appelés « intouchables ») et les agriculteurs.

Les bénéficiaires directs sont 1000 élèves, directeurs, membres des comités de gestion scolaire, parents d’élèves, et enseignants de 18 écoles, 80 adolescents, 1000 femmes membres d’une coopérative et 215 paysans.

Les bénéficiaires indirects sont 2 000 élèves, 1 000 femmes et 500 paysans.

Activités

  • Education: 32 salles de classes de 8 écoles publiques sont équipées avec des meubles et du matériel scolaire; reconstruction en 2022 de la Kaper Lower Secondary school (6 salles de classe et toilettes) dans la municipalité rurale de Bethanchowk, et équipement de l’école avec du matériel scolaire; des formations pour les enseignants sur les méthodes d’enseignement adaptées aux enfants sont organisées, ainsi que des formations pour les parents d‘élèves et les comités de gestion scolaire; organisation d’orientions sur les droits de l’enfant, la protection de l’environnement et les lois gouvernementales ; formation pour les directeurs d’écoles, les membres des comités de gestion scolaire et des associations de parents d’élèves pour développer un plan opérationnel et un plan d’amélioration des écoles
  • Formations sur l’agriculture: agriculture biologique (potagers, multiculture,  culture du citron et des noix, lutte intégrée contre les parasites)
  • Promotion de l’entrepreneuriat: formations sur l’entrepreneuriat et le leadership, formations professionnelles pour femmes et jeunes (p.ex. réparation de gsm, cours de conduite, formation de couture, …)
  • Coopérative: création d’une coopérative avec achat d’un véhicule en 2022, pour aller vendre les produits sur le marché, et formation en microfinance
  • Environnement et climat: sensibilisation à la protection de la nature et gestion des déchets

Pourquoi le projet « Développement d’un système éducatif de qualité – Kavrepalanchowk » est important :

Aligné sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) 1 (pas de pauvreté), 4 (éducation de qualité), 5 (égalité entre les sexes), 8 (travail décent et croissance économique), 10 (inégalités réduites), 12 (consommation et production responsables) et 13 (lutte contre les changements climatiques), ce projet améliore l’accès à une éducation inclusive et de qualité, soutient l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, développe l’agriculture durable et sensibilise à la protection de l’environnement, contribuant ainsi à un développement équitable et durable dans le district de Kavre.

Budget 2020 – 2023:

Env. 305 350€ dont 61 070€ (part AEIN) en fonds privés à récolter

1€ récolté = 4€ supplémentaires cofinancés par le Ministère des Affaires Etrangères, Direction de la coopération

Durée:

janvier 2020 à décembre 2023

Partenaire:

Association for Rural Development (ARD)

*** Ce projet est réalisé avec le soutien du Groupe Foyer ***

Film sur le projet:

https://www.youtube.com/watch?v=rXSqc_e9THg&t=26s

Article sur le projet: